Développement agricole: Des projets pour le Haut-Sassandra, le Gôh et le Grand ouest

Développement agricole: Des projets pour le Haut-Sassandra, le Gôh et le Grand ouest

Développement agricole: Des projets pour le Haut-Sassandra, le Gôh et le Grand ouest

La cinquième édition des Journées de l’administration agricole délocalisée a été célébrée, samedi, à la place de l’indépendance de Daloa, avec des populations venues des régions du Haut-Sassandra, du Gôh, du Lôh-djiboua, du Tonkpi, du Guémon et du Cavally.

Cette journée a montré toute son utilité. Les attentes, les préoccupations et les peurs des acteurs agricoles ont trouvé des réponses justes auprès du gouvernement. Que le ministre de l’agriculture et du développement rural, Mamadou Sangafowa, s’est employé à communiquer aux animateurs du secteur agricole. Dont les actions contribuent énormément au processus de développement économique et social de la Côte d’Ivoire.


Pnia 1: des résultats satisfaisants

Le premier responsable de la mise en œuvre de la politique nationale agricole a réaffirmé la volonté du gouvernement de continuer de soutenir les producteurs et paysans dans le cadre exclusif du programme national d’investissement agricole (Pnia). Qui assure la cohérence de toutes les actions et politiques en matière agricole. Les premiers résultats dudit programme sont déjà très éloquents. La production vivrière est passée de 11 886 535 tonnes en 2012 à 17 267 596 tonnes, en 2015, soit un taux d’augmentation de 45,27%.

La production des principales cultures de rente, quant à elle, est passée de 4 980 060 tonnes en 2012 à 5 929 282 tonnes en 2015, soit un taux d’augmentation de 19,06%. Par ailleurs, l’ensemble des revenus distribués au monde agricole a connu un taux d’augmentation de 67,81%. D’un volume de 3 368 242 milliards en 2012, ils ont atteint 5 652 562 milliards en 2015. Des raisons d’espérer existent et le secteur agricole peut porter le projet d’une Côte d’ivoire émergente en 2020.

Les régions du haut-Sassandra et du Gôh, grandes productrices de riz, ont bénéficié, à travers la Stratégie nationale de développement de la riziculture (Sndr), de deux importants projets : « le projet d’aménagement hydro-agricole dans les régions du Haut-Sassandra et du Gôh » et le « projet de réhabilitation et de relance des activités rizicoles dans les régions du Tonkpi, du Guémon et du Cavally ». Ils ont permis de construire sept barrages dans les localités de Gagnoa, Ouragahio, Issia, Saïoua, Daloa, Boguedia, Gboguhé et Vavoua. Ce qui va permettre une production annuelle additionnelle de 8000 tonnes de riz, 1085 tonnes de légumes et 774 tonnes de poissons.

Ce seront les fruits du travail de 1715 exploitants directement touchés. Dans le Tonkpi, le Guémon et le Cavally, 7000 emplois ont été créés, en plus des appuis directs à la production. Puis, avec le concours financier du Fida, l’état a lancé un nouveau projet dénommé « propacom-ouest ». Il est d’un montant de 29 milliards et va soutenir les populations dans le processus de production, de commercialisation du riz, du manioc et des maraîchers.

Pour joindre l’acte à la parole, les populations de la région de l’ouest ont reçu comme appuis directs, au cours de la cinquième édition des Jaad 2016, 33 motoculteurs, 22 batteuses vanneuses, 33 pulvérisateurs, 66 bâches, 332 kits outillage, 7 véhicules de trois tonnes chacun. Au total, c’est un investissement de plus de 59 milliards dont vont bénéficier ces deux régions pour la production vivrière. Les régions du Haut-Sassandra, du Gôh, du Lôh-djiboua et du Cavally n’ont pas été oubliées. Des promesses fermes dont la réalisation est imminente leur ont été faites.


Défis de la transformation et du foncier

10 usines de 5 tonnes seront installées dans les tout prochains mois dans les localités de Daloa, Vavoua, Saïoua, Bouaflé, Sinfra, Gagnoa, Divo, Guiglo, Zouhan-hounien et Man pour la transformation du riz.

Pour consolider ces avancées, il faut sécuriser les terres pour que les propriétaires et exploitants en jouissent pleinement. Et c’est un vaste chantier que le gouvernement a lancé et qui connaît de bons progrès, avec la délimitation de 108 territoires de villages et la délivrance de 1886 certificats fonciers, à ce jour. Les populations de ces régions, en plus des cultures vivrières, lorgnent les cultures de rente et le gouvernement n’est pas resté sourd à cette volonté.

Le Conseil du café-cacao a donc initié un important programme de relance de la caféiculture d’un montant de 14 milliards 250 millions et la région du haut-Sassandra couvrira à elle seule 3000ha de verger recépé et 30000ha de verger replanté. Les différentes remises de matériel et équipement agricoles, puis de matériel roulant à la fois aux administrations agricoles et aux coopératives des producteurs, tout comme la distinction des meilleurs entrepreneurs agricoles se sont déroulées sous le regard vigilant et satisfait des représentants de la Fao, de l’Ue, de la Bad et du Pam.


FRANCK A. ZAGBAYOU

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