
| Coopération décentralisée: DES TOGOLAIS A L'ECOLE IVOIRIENNE |
| • 25.11.09 18h00 ι Mis à jour le 29.11.09 05h59 |
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Pierre Dimba, a longuement exposé l’expérience du Programme d’urgence des infrastructures urbaines, initié par le gouvernement ivoirien et qui a bénéficié d’un don de 90 millions de dollars de la Banque (soit 54 ou 45 milliards selon le cours du dollar). Un programme qui vise à combler tous les dysfonctionnements que connaît la Côte d’Ivoire du fait de la crise armée qu’elle vit depuis 2002 et ce dans les domaines sociaux tels le déficit de 25% en eau potable à Abidjan et des infrastructures économiques. Ce programme, dira Pierre Dimba est donc une réponse appropriée au cri de détresse des populations. Et deux villes, Abidjan et Bouaké ont été choisis parce qu’elles ont connu avec le déplace ment des populations fuyant les zones de guerre, un afflux massif des populations. La population d’Abidjan est ainsi passée de 3 à 5 millions. Le coordonnateur a présenté le programme d’urgence des infrastructures urbaines qui comprend 5 composantes que sont : l’adduction en eau potable, l’assainissement urbain, l’élimination et la mise sur pied d’un système de gestion des déchets solides, la réalisation de la voirie urbaine et le contrat de ville. Il a donné le coût unitaire de chacun des chantiers mais a surtout développé à ses hôtes la méthodologie de travail utilisé pour aller vite dans la réalisation dudit programme. Un programme dont la préparation a commencé au mois de Mars/Avril, dont l’acte de signature a eu lieu le 25 juillet 2008 et qui a été mis en œuvre le 9 septembre 2008. Cela a pu être possible parce que des travaux préparatoires ont été effectués. Trois opérations ont été faites : l’identification des projets, l’audit financier et l’audit organisationnel puis il a été édité un manuel de procédures où a été consigné l’ensemble du processus de gestion compatibles pour la Banque mondiale et l’Etat de Côte d’Ivoire. Cela a facilité les choses par la suite. Il y a eu également le paramétrage des logiciels, la sélection des auditeurs techniques et financiers, la création d’un comité de suivi et pilotage puis la mise sur pied de la cellule financière et de passation de marchés. Pierre Dimba a noté que dans l’exécution du programme avec les différents chantiers ouverts, il est à 40% des engagements. Puis il a esquissé à ses hôtes, le portrait robot du chef de projet ou du coordonnateur. Il doit être ferme mais pas autoritaire, réactif et créatif parce qu’il est tenu de travailler avec des agents de l’administration centrale dont les procédures de travail sont si souvent différentes de celles qui ont cours à la Banque mondiale. Au total, soutient Pierre Dimba, les compétences techniques à elles seules, ne suffisent plus. Mme Ayeva Keto, DG de l’Agence des infrastructures urbaines et des services électriques du Togo a exposé l’expérience de son pays en matière de programme d’urgence et a estimé qu’elle est venue vraiment à l’école ivoirienne, pour voir comment elle a vaincu ses différents obstacles, quelles ont été les solutions trouvées pour mettre véritablement mettre sur les rails, le programme dans son pays. La délégation togolaise aura une séance de travail avec Madani Tall, le directeur des Opérations de la Banque mondiale, le directeur général de l’Ageroute, visitera la décharge d’Akouédo, le poste de transfert de Williamsville, l’usine zone nord (eau potable) et la station de pompage des eaux usées de kumassi digue. Elle aura avec la coordination du PUUR, une journée de restitution des travaux samedi à Grand-Bassam avant de quitter Abidjan, le 29 novembre 2009. Franck A. zagbayou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. |