Eric Kahé, membre de la Majorité présidentielle et porte-parole du CNRD, s’est prononcé ce matin au cours du Petit déjeuner des Communicateurs bénévoles citoyens pour le plébiscite du Président Laurent Gbagbo sur « Les enjeux de la vérification de la liste électorale ».Puis il a exprimé la conviction forte du Président de la république qui n’envisage pas la fin de l’année 2010 sans la tenue de la présidentielle.
«J’ai la conviction que cette élection ne peut ne pas se faire avant la fin de cette année.».C’est en rappelant cette conviction profonde du candidat Laurent Gbagbo et du Président de la république Laurent Gbagbo que Kahé Eric a situé les enjeux de la vérification de la liste électorale : «C’est une chose qui s’est imposée avec la tentative de l’ancien président de la Commission électorale indépendante, d’introduire 429000 pétitionnaires sur la liste électorale provisoire. Cette vérification est indispensable, ce d’autant plus que nous voulons des élections justes, transparentes et crédibles ». Mais pourquoi, cette opération suscite tant de passions et tend même à plomber le processus ? Le conférencier fait remonter l’origine de cette situation qui semble causasse aux négociations de Prétoria : « Dans sa volonté de trouver une solution à la crise, le Président Laurent Gbagbo a été confronté à Prétoria à deux problèmes. Il a pris l’article 48 pour que tous les signataires de l’Acccord de Marcoussis soient candidats à la l’élection présidentielle. Il a ensuite confié l’organisation des élections à son opposition qui recherchait un gage de confiance et de sécurité. Le problème dans les faits, c’est que l’opposition veut organiser les élections pour les gagner nécessairement. Le combat que mène donc la majorité présidentielle à laquelle appartient Laurent Gbagbo qui, bien que candidat, est Président de la république et qui doit garantir les droits constitutionnels des citoyens, ne peut accepter cette imposture et se bat pour avoir des listes électorales fiables »
Quelle est la vérité sur le chiffre de 166.000 personnes et comment, en est –on arrivé à cela ?: «C’est un problème technique.Nous avons fait une vérification informatique qui a donné 25000 personnes et il était question de procéder à la vérification manuelle sur le reste du million sept cents milles personnes. Mais on ne sait pourquoi sur la base d’un postulat-échantillonage qui catégorise les ivoiriens, on peut nous donner 166.000 personnes. La Côte d’Ivoire ne peut accepter un tel marchandage honteux.» Le président de l’AIRD, a souligné que le communiqué de la CEI qui invite les ivoiriens à vérifier la liste électorale à partir du 13 juillet, n’est pas en contradiction avec la vérification de la liste électorale. Il a laissé percevoir les dispositions du camp présidentiel à poursuivre les vérifications avec des approches scientifiques pour regarder de plus près le cas des personnes considérées comme des résiduelles. Mais il a tenu à faire remarquer que la contrainte du temps ne doit nullement faire perdre de vue la contrainte de l’équité qui veut que la population ne soit léser dans ses droits civiques. Il préconise que l’on trouve un équilibre entre la contrainte du temps et la contrainte de l’équité. Et cela doit se faire dans la réflexion au risque de vouloir privilégier la contrainte du temps sur la contrainte de l’équité et d’aller au-devant de nouveaux problèmes.
Le conseiller du Président de la république a invité tous ceux qui fantasment sur la tenue des élections en Afghanistan et en Guinée à savoir garder raison. Il a supposé que l’Etat civil en Afghanistan était peut-être fiable et rendait les élections possibles. Mais, il a fait remarquer que la cause de la guerre en Afghanistan au contraire de la Côte d’Ivoire n’a pas des origines identitaires. Dans le cas de notre pays, pour éviter d’ajouter de nouveaux problèmes à ceux existants, il faut créer toutes les conditions d’un scrutin transparent et surtout équitable, a-t-il recommandé. Concernant la Guinée, il a simplement noté que la Côte d’Ivoire a déjà dépassé cette étape. Elle a connu une transition militaire qui a organisé des élections, dont les lendemains sont difficiles à gérer avec notamment un coup d’état manqué transformé en rébellion et une longue crise de sept ans. Puis il a tenu à partager cette interrogation avec tous les ivoiriens : « L’état civil dans la Guinée de Sékou Touré était-il similaire à celui de la Côte d’Ivoire de Félix Houphouët-Boigny ? »
Franck A. Zagbayou
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