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La direction générale du Trésor a accordé une suite favorable aux doléances du coordonnateur du Projet d’Urgence d’Infrastructures Urbaines (PUIUR) et de la direction générale de la Décentralisation et du Développement local, qui avaient besoin de 800 millions pour boucler les activités de l’Opération Abidjan Ville Propre pour l’exercice 2009.
Kalou Emmanuel, l’Agent comptable central du Trésor au cours de la réunion de vendredi 9 juillet dernier, au siège de la direction générale de la Décentralisation et du Développement local, avec les maires du District d’Abidjan, avait pris des engagements fermes au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire. Il avait promis aux maires et à Demba Pierre, coordonnateur du projet PUIUR et au DG de la Décentralisation, Gohourou Parfait, qu’il ferait l’impossible avec les tensions de trésorerie que connaît l’Etat pour permettre que les entrepreneurs engagés dans l’exécution des travaux du PUIUR soient payés afin qu’ils puissent continuer à rendre Abidjan plus salubre mais qu’ils puissent aussi rendre à temps le ouvrages qu’ils construisent.
Le comptable de l’Etat avait déjà fait remarquer qu’il avait fait mettre sur le compte du projet, depuis 72 heures 200 millions de francs cfa, tout en s’engageant à honorer un échéancier de payement qu’il a décliné séance tenante : «Et si je vous donnais 800 millions. Je vous payerai 100 millions en début de semaine et 100 millions à la fin de la semaine à compter de lundi ». Mais Kalou Emmanuel a fait mieux parce que Lundi 12 juillet, ce sont 250 millions qu’il a fait virer d’un coup et non 200 millions sur le compte dudit projet. Une véritable bouffée d’oxygène avec un total de 450 millions qui viennent s’ajouter au 1 milliard 300 millions qui avait déjà servi à payer les factures des entreprises prestataires de services dans le cadre de l’Opération Abidjan Ville Propre lancée le 13 mars 2009 par le Président de la république sur le boulevard Nangui Abrogoua.
Les maires vont certainement retrouver de l’initiative pour faire exécuter les travaux de pré-collecte des ordures ménagères, de balayade des rues et de curage des caniveaux. La fréquence de passage des camions va se faire de plus en plus régulièrement, tout comme l’enlèvement des coffres, pour éviter que les coffres ne deviennent de nouvelles décharges et que les sites jusque-là menacés de nouveaux dépôts sauvages ne soient définitivement recolonisés.
Franck A. Zagbayou
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