Amnesty
Israël : un an après le 7 octobre, l’urgence d’un cessez-le-feu et de la libération des otages (Amnesty International)
“Ce 7 octobre marque le triste anniversaire des crimes commis par le Hamas et les groupes palestiniens à l’encontre de la population civile israélienne. Des crimes atroces et injustifiables pour lesquels nous appelons à la justice devant les juridictions internationales. Nous continuons d’appeler également et avec force à la libération immédiate et sans condition des otages retenus à Gaza.
Ce 7 octobre marque malheureusement aussi le début de l’offensive destructrice menée par les forces israéliennes à Gaza : une catastrophe humanitaire sans précédent, un risque majeur de génocide, une extension du conflit qui laisse craindre un embrasement régional. Nous continuons à exiger un cessez-le-feu immédiat. Nous continuons à exiger le respect du droit international et la justice pour toutes les victimes de ce conflit effroyablement meurtrier.”
Anne Savinel-Barras, Présidente d’Amnesty International France
C’était le 7 octobre 2023. Le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens lançaient de terribles attaques dans le sud d’Israël. Bilan : environ 1 200 personnes tuées, principalement des civil·es, et 250 otages kidnappés.
Les crimes commis par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens sont atroces et totalement injustifiables. Actuellement, le procureur de la Cour Pénale Internationale enquête sur ces crimes, en tant que crimes de guerre et contre l’humanité.
Libérer les otages
Un an plus tard, environ 100 otages sont encore retenus captifs et captives à Gaza. Certains otages sont déjà morts. Leurs corps doivent être rendus à leur familles. D’autres risquent de mourir, d’être torturés ou de subir d’autres mauvais traitements.
Pour les familles, depuis un an, reste l’angoisse de l’attente et la peur insoutenable que le pire arrive.
Certain·es des otages rentré·es chez eux ont témoigné des violences physiques et psychologiques qu’ils ont subi lors de leur captivité à Gaza. Et les craintes se sont encore renforcées en août, lorsque les forces israéliennes ont récupéré les corps de six otages et qu’un examen médicolégal israélien a conclu qu’ils avaient été abattus peu avant d’être retrouvés.
L’enlèvement et la prise d’otage sont des crimes de guerre. Nous continuons d’appeler à ce que les otages civils soient libérés immédiatement afin de retrouver leurs familles.
Une offensive dévastatrice
Le 7 octobre marque également le début d’une année d’offensive destructrice menée par les forces israéliennes à Gaza. A date, elle a fait plus de 41 500 morts* et déplacé 1,9 million de personnes dans la bande de Gaza occupée, soit 90% de sa population. La catastrophe humanitaire déclenchée est sans précédent. Et les Palestiniens et Palestiniennes à Gaza sont exposés au risque de génocide comme l’a indiqué la Cour internationale de Justice.
* Ce chiffre sous-estime le nombre de victimes réelles car il ne prend pas en compte les personnes disparues, les personnes qui se trouvent encore parmi les décombres et les personnes décédées à cause de la famine, de l’eau insalubre ou par faute d’accès aux soins de santé.
A Gaza, des familles entières ont été décimées et de nombreuses personnes n’ont pas encore retrouvé les dépouilles de leurs proches, y compris des enfants, dans les décombres de leurs maisons détruites. Des centaines de familles à Gaza continuent de chercher des informations au sujet de leurs proches détenus dans les prisons israéliennes sans inculpation ni jugement, nombre d’entre eux ayant été soumis à la torture.
L’urgence absolue : un cessez-le-feu
Tandis que la guerre fait rage, avec un risque d’extension et d’embrasement régional, sans qu’une issue soit en vue, la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu et de respecter le droit international et les droits de toutes les victimes à la vérité, à la justice et à des réparations, se fait plus pressante que jamais.
Cette date du 7 octobre rappelle avec force qu’il est urgent de s'attaquer aux causes profondes du problème, de cesser de fournir des armes à toutes les parties et de mettre un terme à l’impunité dont jouissent depuis des décennies les forces israéliennes, le Hamas et les autres groupes armés, qui piétinent le droit international sans craindre la moindre conséquence.
Le monde ne doit jamais oublier les victimes et l’angoisse des familles touchées. L’humanité doit triompher.
https://www.amnesty.fr
Anne Savinel-Barras, Présidente d’Amnesty International France
C’était le 7 octobre 2023. Le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens lançaient de terribles attaques dans le sud d’Israël. Bilan : environ 1 200 personnes tuées, principalement des civil·es, et 250 otages kidnappés.
Les crimes commis par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens sont atroces et totalement injustifiables. Actuellement, le procureur de la Cour Pénale Internationale enquête sur ces crimes, en tant que crimes de guerre et contre l’humanité.
Libérer les otages
Un an plus tard, environ 100 otages sont encore retenus captifs et captives à Gaza. Certains otages sont déjà morts. Leurs corps doivent être rendus à leur familles. D’autres risquent de mourir, d’être torturés ou de subir d’autres mauvais traitements.
Pour les familles, depuis un an, reste l’angoisse de l’attente et la peur insoutenable que le pire arrive.
Certain·es des otages rentré·es chez eux ont témoigné des violences physiques et psychologiques qu’ils ont subi lors de leur captivité à Gaza. Et les craintes se sont encore renforcées en août, lorsque les forces israéliennes ont récupéré les corps de six otages et qu’un examen médicolégal israélien a conclu qu’ils avaient été abattus peu avant d’être retrouvés.
L’enlèvement et la prise d’otage sont des crimes de guerre. Nous continuons d’appeler à ce que les otages civils soient libérés immédiatement afin de retrouver leurs familles.
Une offensive dévastatrice
Le 7 octobre marque également le début d’une année d’offensive destructrice menée par les forces israéliennes à Gaza. A date, elle a fait plus de 41 500 morts* et déplacé 1,9 million de personnes dans la bande de Gaza occupée, soit 90% de sa population. La catastrophe humanitaire déclenchée est sans précédent. Et les Palestiniens et Palestiniennes à Gaza sont exposés au risque de génocide comme l’a indiqué la Cour internationale de Justice.
* Ce chiffre sous-estime le nombre de victimes réelles car il ne prend pas en compte les personnes disparues, les personnes qui se trouvent encore parmi les décombres et les personnes décédées à cause de la famine, de l’eau insalubre ou par faute d’accès aux soins de santé.
A Gaza, des familles entières ont été décimées et de nombreuses personnes n’ont pas encore retrouvé les dépouilles de leurs proches, y compris des enfants, dans les décombres de leurs maisons détruites. Des centaines de familles à Gaza continuent de chercher des informations au sujet de leurs proches détenus dans les prisons israéliennes sans inculpation ni jugement, nombre d’entre eux ayant été soumis à la torture.
L’urgence absolue : un cessez-le-feu
Tandis que la guerre fait rage, avec un risque d’extension et d’embrasement régional, sans qu’une issue soit en vue, la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu et de respecter le droit international et les droits de toutes les victimes à la vérité, à la justice et à des réparations, se fait plus pressante que jamais.
Cette date du 7 octobre rappelle avec force qu’il est urgent de s'attaquer aux causes profondes du problème, de cesser de fournir des armes à toutes les parties et de mettre un terme à l’impunité dont jouissent depuis des décennies les forces israéliennes, le Hamas et les autres groupes armés, qui piétinent le droit international sans craindre la moindre conséquence.
Le monde ne doit jamais oublier les victimes et l’angoisse des familles touchées. L’humanité doit triompher.
https://www.amnesty.fr