Le Président Ouattara était, hier, à la Chatham House.
M. Ouattara depuis Londres: «Le gouvernement est à la tâche pour une élection démocratique et apaisée»
Paix et sécurité
en Côte d’IvoireL’élection sera apaisée, a poursuivi le Chef de l’État, parce que toutes les dispositions sécuritaires sont prises. Il a indiqué à l’auditoire que la ‘’Côte d’Ivoire a aujourd’hui le même indice sécuritaire que Londres’’. Pour lui, il n’y a pas d’inquiétude puisque le pays n’est plus dans le schéma de 2010. ‘’L’armée a été réunifiée, elle est aujourd’hui républicaine. Il n’y a plus de miliciens’’. Pour lui, c’est en raison de cette embellie sécuritaire que les Nations unies ont décidé du retrait des Casques bleus en 2016. À propos des Nations unies, il a rappelé que la Côte d’Ivoire a été élue et a siégé au Conseil de sécurité de l’Onu de 2018 à 2019, comme membre non permanent, pour partager son expérience de sortie de crise et montrer ainsi la voie à tous les pays où se trouvent encore les Casques bleus.
L’élection se passera bien, selon le Président Ouattara, parce que la Côte d’Ivoire s’est dotée d’une nouvelle Constitution impersonnelle, loin de celle tripatouillée après le décès de Félix Houphouët-Boigny. ‘’Nous avons voulu d’une nouvelle Constitution qui rassemble tous les Ivoiriens et qui leur donne les mêmes chances’’, a-t-il fait savoir. Il dit à son auditoire que la nouvelle Loi fondamentale a été adoptée. Cette loi consensuelle, a-t-il déclaré, garantit l’État de droit, le droit des opposants, la parité homme-femme et toutes les libertés, comme les Constitutions des grandes nations démocratiques, notamment la Grande-Bretagne. Elle est aussi, a-t-il assuré, source de stabilité et de paix.
Parlant des spécificités de la Constitution, il a évoqué la création du poste de vice-Président qui garantit la continuité de l’exécution du programme du Président élu, au cas où il aurait un empêchement; la création du Sénat dans le pouvoir législatif qui tient compte des spécificités des collectivités décentralisées. Il a aussi parlé de la création de la Chambre des rois et chefs traditionnels comme au Ghana, pour un règlement non juridictionnel de certains conflits. Il a aussi mentionné la réorganisation du pouvoir judiciaire avec une Cour suprême qui comprend une Cour de cassation et un Conseil d’État. Et a renseigné sur la Cour des comptes.
Embellie économiqueAujourd’hui, a-t-il soutenu, ‘’la Côte d’Ivoire se porte bien’’. Ce n’était pas le cas, a-t-il fait savoir, lorsqu’il arrivait au pouvoir en 2011. ‘’ C’est un pays en lambeaux que nous avons trouvé’’, a-t-il ajouté. Mais à force de travail, a-t-il souligné, la Côte d’Ivoire a un taux de croissance en moyenne de 8% par an depuis 2012. Elle fait partie des dix pays au monde qui ont les plus forts taux de croissance. En neuf ans, a-t-il révélé, le Produit intérieur brut a doublé. Au dire du Chef de l’État, il n’y a que la Corée et la Chine qui ont réussi ce résultat. Pour lui, toutes ces prouesses ont été réalisées parce que les Ivoiriens ne se sont pas laissés gagner par le découragement après la crise post-électorale. Les nombreuses réformes engagées dans tous les domaines ont permis à la Côte d’Ivoire, à en croire le Chef de l’État, de sortir des sentiers battus.
A cette rencontre, il a reçu le soutien du Président ghanéen, Nana Akufo- Addo. Le Président Ouattara était déjà, en juillet 2012, l’hôte du Chatham House. Après ces échanges, il s’est rendu au Royal african society pour parler du développement de la Côte d’Ivoire.
De notre Envoyé Spécial