France: La bataille parlementaire de la réforme des retraites commence

Laurent Pietraszewski, Agnès Buzyn, Edouard Philippe, Thomas Fatome et Olivier Dussopt en réunion à Paris le 30 janvier 2020, (DR)
Laurent Pietraszewski, Agnès Buzyn, Edouard Philippe, Thomas Fatome et Olivier Dussopt en réunion à Paris le 30 janvier 2020, (DR)
Laurent Pietraszewski, Agnès Buzyn, Edouard Philippe, Thomas Fatome et Olivier Dussopt en réunion à Paris le 30 janvier 2020, (DR)

France: La bataille parlementaire de la réforme des retraites commence

Par (RFI)
Le 03/02/20 à 21:08
modifié 03/02/20 à 23:52
19 000 amendements à eux seuls : les 17 députés Insoumis (LFI) l'assument, ils font de l'obstruction parlementaire pour manifester leur désaccord. Avec les socialistes et les communistes, ils se sont également mis d'accord pour déposer une motion de censure. Motion de censure que le Rassemblement national pourrait voter. Le Parti communiste va même demander à ce que le texte soit soumis à un référendum.

Du côté de la droite, ce sont les ordonnances prévues dans le texte - pas moins de 29 - qui font bondir, ainsi que la tenue de la conférence de financement en même temps que l'examen du texte à l'Assemblée. Les Républicains, qui sont pour une réforme des retraites mais pas celle-là, ont déposé un millier d'amendements, et se contenteront de voter certains articles. Ils n'ont pas encore arrêté de position quant au vote global de la loi.

Dans ces conditions, on voit mal comment le texte pourrait passer avant les municipales, l'Assemblée nationale suspendant ses travaux le 6 mars pour cause d'élections. Certains brandissent la menace du 49.3. Cette option qui permet d'abréger les débats et de faire adopter une loi sans vote n'a pour l'instant pas les faveurs du gouvernement.

RFI

Par (RFI)
Le 03/02/20 à 21:08
modifié 03/02/20 à 23:52