Lutte contre le Covid-19 : Les cliniques privées veulent jouer leur partition

Dr Boguifo Joseph, président de l’Association des cliniques privées de Côte d’Ivoire (Acpci). (DR)
Dr Boguifo Joseph, président de l’Association des cliniques privées de Côte d’Ivoire (Acpci). (DR)
Dr Boguifo Joseph, président de l’Association des cliniques privées de Côte d’Ivoire (Acpci). (DR)

Lutte contre le Covid-19 : Les cliniques privées veulent jouer leur partition

Le 09/04/20 à 18:42
modifié 09/04/20 à 18:49
L’Association des cliniques privées de Côte d’Ivoire (Acpci) veut pleinement jouer sa partition dans la lutte contre le Coronavirus. Son président, Dr Boguifo Joseph, l’a affirmé le 8 avril, aux Deux-Plateaux, au cours d’une rencontre avec la presse.

Selon lui, le secteur privé de la santé (principales polycliniques, cliniques, centres et cabinets de santé) constitue un maillon essentiel pour lutter contre les effets pervers du Covid-19. « Nous avons un secteur privé développé, de grandes structures très bien équipées capables d’apporter des soins de qualité à nos populations. Ces structures sont, en outre, dotées d'un bon plateau technique et de grandes capacités, des salles de réanimation. Nous sommes, en conséquence, capables de répondre à la crise du Covid-19 », a-t-il rassuré. D’où un son appel au gouvernement pour que ce secteur soit associé à cette bataille contre la pandémie, sur toute l’étendue du territoire national.

Par ailleurs, il a précisé que le secteur privé de la santé représente 30 à 40% de l’offre nationale de soins et 90% de la Couverture de l’assurance maladie. Ce qui le place, a-t-il dit, au cœur du système de santé national.

En outre, Dr Boguifo Joseph a souhaité que l’Etat mette gracieusement à la disposition du personnel médical et partant de tous les malades et visiteurs de ces structures sanitaires des kits de protection et d’hygiène. « Si les établissements sanitaires privés venaient à être livrés à eux-mêmes, ils seraient dans l’obligation de répercuter ces coûts sur les patients. Ce qui n’est pas souhaitable en pareille circonstance », a-t-il prévenu.

Il s'est aussi félicité de la création du Comité de veille économique et social né de la volonté du ministère de l’Economie et des Finances ainsi que celui de la Santé et de l’Hygiène publique.

Evoquant l’impact de la crise sanitaire sur ce secteur, Dr Boguifo Joseph a relevé la baisse drastique de fréquentations des établissements sanitaires privés de l’ordre de 50% due au stress des patients. « Cela entraîne subséquemment une baisse de revenus de 50%, d’où un choc économique pour les établissements », a-t-il déploré.

Le 09/04/20 à 18:42
modifié 09/04/20 à 18:49