Promotion de la paix : Touré Faman, Expert-Consultant en Sécurité Communautaire propose une réforme globale de la société

Cette énième conférence a enregistré la participation de quelques chefs coutumiers et de quelques éléments des forces de défense et de sécurité. (DR)
Cette énième conférence a enregistré la participation de quelques chefs coutumiers et de quelques éléments des forces de défense et de sécurité. (DR)
Cette énième conférence a enregistré la participation de quelques chefs coutumiers et de quelques éléments des forces de défense et de sécurité. (DR)

Promotion de la paix : Touré Faman, Expert-Consultant en Sécurité Communautaire propose une réforme globale de la société

Le 17/12/20 à 18:55
modifié 17/12/20 à 23:39
Le Réseau d’actions sur les armes légères en Afrique de l’ouest, Section Côte d’Ivoire (Rasalao-CI), a organisé ce jeudi 17 décembre, à Yopougon, précisément au centre Remar, situé au quartier Port-Bouët 2, une conférence publique sur le thème : « La violence ne passera pas par moi ». C’est la deuxième conférence sur le même thème, en une semaine, après celle du vendredi 11 décembre, tenue au centre culturel d’Abobo.

Initiée en partenariat avec l’Ong suisse Coginta et la Commission nationale de lutte contre les armes légères et de petits calibres, (ComNat-Alpc), cette rencontre d’échanges vise à créer, selon Victorien Aka N’taye, Secrétaire général du Rasalao-CI et coordonnateur dudit projet, un cadre d’échanges entre les communautés, les forces de l’ordre et les autorités administratives.

Pour cette séance, le conférencier était, Touré Faman, Expert-Consultant en Sécurité Communautaire / en Armes Légères et de Petits Calibres (ALPC) et en Droits de l’Homme. Il avait en face de lui, une vingtaine de participants, parmi lesquels des chefs traditionnels et coutumiers de la communes, des éléments des forces de défense et de sécurité, des jeunes de la communes.

Pour Touré Faman, le moment est venu de réformer la société ivoirienne, dans son ensemble, pour mettre fin aux crises socio-politiques intempestives dans le pays. Car, estime-t-il, la société ivoirienne tout entière, est malade.

« La justice, la vraie, c’est celle dans laquelle, chacun est à sa place et où chacun reçoit ce à quoi il a droit. Il faut revenir à la justice transitionnelle et à la sécurité communautaire. Il faut replacer les leaders communautaires et religieux à leur place de sorte qu’ils puissent interagir avec les acteurs de la Sécurité », a-t-il lancé.

L’expert-Consultant a aussi proposé, que l’accent soit mis davantage, sur la communication entre autorités et populations. Cela va créer la compréhension et favoriser la collaboration. Le résultat final, étant la cohésion sociale.

« La communication permettra de rétablir la confiance entre les Forces de Sécurité et la population. Créons les conditions de se parler. Les Forces de défense et de Sécurité ne sont pas les ennemis de la population. Elles sont là plutôt pour garantir le bonheur de la population. Brisons le mur de méfiance. Ce dont le citoyen a besoin, c’est de vivre en paix et contribuer au développement du pays », a-t-il insisté.

Touré Faman a aussi tenu à préciser qu’en Côte d’Ivoire, aucune ethnie n’est contre une autre ethnie. « Les populations ne doivent pas se laisser manipulées. Empêchons notre pays de tomber dans une sorte de guerre civile sournoise. Il n’y a pas de match retour à jouer. Le seul match retour qui vaille, c’est de se battre pour nourrir sa famille. Il faut sortir des schémas qui détruisent la cohésion sociale », a-t-il insisté.

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Pour sa part, Victorien N’taye, Secrétaire général du Rasalao-CI, a souligné que cette conférence vise à créer un cadre d’échanges entre les communautés, les forces de l’ordre et les autorités administratives, de sorte à trouver une solution à la grave crise que traverse la Côte d’Ivoire.

« De Août à ce jour, plusieurs localités de la Côte d’Ivoire ont enregistré des manifestations violentes, avec utilisation d’armes à feu, entrainant une centaine de pertes en vie humaine, de nombreux blessés et plusieurs dégâts matériels. À Yopougon particulièrement, l’on assiste à une recrudescence d’une nouvelle forme de violence, avec l’incendie des véhicules privés et publics à des fins inconnues et aux acteurs non identifiés, provoquant aussi une psychose au sein des communautés. Le dernier acte, en date, est l’incendie des véhicules privés au quartier Yopougon-Niangon, du lundi 30 novembre 2020 », a-t-il noté.

Pour lui, ces manifestations ont mis en lumière, de réels problèmes de cohésion sociale et la fracture du tissu social, mais aussi, le divorce entre les forces de l’ordre et des communautés dans certaines localités.

Selon Victorien N’Taye, le Rasalao-CI reste convaincu qu’en plus du besoin d’appliquer rigoureusement les dispositions juridiques et communautaires en la matière, il faut également regarder du côté d’une collaboration franche et étroite, entre les forces de défense et de sécurité et les communautés.

« C’est pourquoi, dans le cadre de la recherche d’un climat apaisé, sécurisé, sans violence et sans arme, dans lequel s’inscrit cette campagne, le Rasalao-CI met en œuvre, une série d’activités dans les communes de Port-Bouët, de Yopougon et d’Abobo, dont cette conférence publique ».



Le 17/12/20 à 18:55
modifié 17/12/20 à 23:39