
Lutte contre le travail des enfants : Plusieurs responsables syndicaux en formation à Grand-Bassam
A la cérémonie d’ouverture, le Directeur de Bureau de Pays de l’OIT pour le Bénin, le Burkina-Faso, le Mali, le Niger, le Togo et la Côte d’Ivoire, Frédéric Lapèyre, a indiqué que cet atelier se veut une opportunité pour les responsables syndicaux, de coordonner leurs efforts et de se donner un plan d’action pour accroitre leur influence sur ce sujet.
« Le défi de l’élimination du travail des enfants est immense en Afrique. Il concerne le quotidien de plus de 70 millions d’enfants de 5 à 17 ans astreints au travail dans tous les secteurs économiques et principalement dans l’agriculture. Un enfant sur cinq en Afrique est astreint à un travail précoce au détriment de sa santé, sa sécurité et de son éducation. Cela constitue l’incidence la plus élevée dans le monde », a-t-il noté.

Pour lui, les syndicats devraient se positionner en tant que partenaires décisifs dans la mise en place de stratégies durables. Ils devraient également étendre leur influence au-delà du secteur informel pour atteindre les exploitations agricoles.
« Je voudrais particulièrement attirer l’attention des leaders syndicaux et des membres des centrales syndicales sur le secteur du cacao dont dépend la vie d’environ 6 millions de personnes vivant en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, plus que hier, le secteur du cacao fait face au défi du travail des enfants. À cela s’ajoute le défi de la déforestation. Les centrales syndicales devraient engager la réflexion sur leur rôle dans les questions de durabilité du secteur du cacao », a-t-il insisté.
Pour sa part, Traoré Dohia Mamadou, secrétaire général confédéral a, au nom des participants exprimé sa gratitude au BIT pour cette initiative qui permettra aux syndicalistes de reconnaitre les concepts de base liés au travail des enfants, les enjeux liés au travail des Enfants en Côte d’Ivoire, les outils syndicaux de lutte contre les causes profondes du travail des enfants.
« Longtemps, les organisations syndicales ont été tenues à l’écart dans ce combat qui, pourtant, leur incombe au premier chef, en tant qu’organisations de défense des droits humains, car le travail des enfants est une violation des droits humains fondamentaux et touche au cœur du programme syndical de promotion de l’égalité et de la justice sociale », a-t-il affirmé.