Akéikoi/Lutte contre les cancers: Le corps médical invite à fréquenter les hôpitaux en cas de signes

Les officiels présents à la cérémonie. (Photo : Marie-Ange AKPA)
Les officiels présents à la cérémonie. (Photo : Marie-Ange AKPA)
Les officiels présents à la cérémonie. (Photo : Marie-Ange AKPA)

Akéikoi/Lutte contre les cancers: Le corps médical invite à fréquenter les hôpitaux en cas de signes

Le 20/03/21 à 16:00
modifié 20/03/21 à 17:16
La Fondation femmes shunamites en action qui lutte pour préserver la vie des femmes contre le cancer, a déposé ses valises ce samedi 20 mars 2021, dans le village d’Akéikoi, dans le cadre de la 2e journée de dépistage gratuit du cancer du sein et du col de l’utérus de l'année 2021.

Après l’étape de Yopougon, le cap a été mis sur la commune d’Abobo où plusieurs femmes ont pris d’assaut le terrain de football du village d'Akéikoi pour connaître leur statut et avoir des informations sur ces cancers.

Les sages-femmes Kouakou Marie Eve du Centre hospitalier régional (Chr) d'Abobo Nord et Etté Marie Olga du Programme national santé Mère-Enfant ont tour à tour sensibilisé les participantes.

Elles ont insisté sur l’autopalpation des seins, la fréquentation des hôpitaux pour prévenir tout type de cancer. Avant d'exhorter les femmes et jeunes filles à faire attention à certains signes évocateurs. Elles ont surtout déconseillé à celles-ci l’utilisation de produits pour la toilette.

Les sages-femmes ont surtout demandé à l’assemblée d’écouter parfois leur corps. « La maladie prévient toujours, mais c’est nous qui négligeons les signes annonciateurs », prévient Etté Olga. Et d'encourager les femmes à faire fi des quand dira-t-on. « La honte tue, le cancer ne pardonne pas », déclare-t-elle.

Les femmes pratiquant le sport avec le coach. (Photo : Fondation Femmes shunamites)
Les femmes pratiquant le sport avec le coach. (Photo : Fondation Femmes shunamites)



Gnamien Alex, au nom du Dr Edoh Kossi Amenouvé, directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm), a rappelé que son institution ne souhaite pas rester en marge dans cette lutte.

Pour lui, la sensibilisation doit se poursuivre car l’ignorance ou la méconnaissance du cancer persiste. D’où l’importance de s’unir pour éradiquer ce mal. Gnamien Alex a donc appelé les femmes et les jeunes filles à ne pas avoir peur mais à lutter pour en sortir victorieuses. Plaidant auprès des présents pour qu’ils soient des relais dans la sensibilisation.

La marraine de la Fondation femmes shunamites en action, Boblaï Isabelle, qui représentait la présidente Sylvie Beugré Phox, a rappelé que les objectifs que s’est assignés sa structure, à savoir aider les femmes, faire de la prévention par le biais du dépistage précoce, ne doivent pas être perdus de vue. Car pour elle, le cancer ne doit pas être une maladie tabou.

Quant au Chef du village d’Akéikoi, Nanan Abodou Faustin, il a témoigné sa gratitude à la fondation pour cette action sociale en faveur de leurs sœurs, filles... Il a demandé aux femmes de son village mais également à toutes les autres de ne pas sous-estimer le cancer car il peut tuer. « Ne vous amusez pas avec cette maladie. Quand vous avez l’opportunité de vous faire dépister et surtout gratuitement, il ne faut pas hésiter », insiste-t-il.



Le 20/03/21 à 16:00
modifié 20/03/21 à 17:16