Centenaire de Chiara Lubich : Le mouvement des Focolari invite à l’unité

Les panélistes et membres du mouvement posent pour la photo de famille. (Julien Monsan)
Les panélistes et membres du mouvement posent pour la photo de famille. (Julien Monsan)
Les panélistes et membres du mouvement posent pour la photo de famille. (Julien Monsan)

Centenaire de Chiara Lubich : Le mouvement des Focolari invite à l’unité

Le 17/05/21 à 09:16
modifié 18/05/21 à 12:26
Le mouvement des Focolari, également appelé œuvre de Marie, a procédé le dimanche 16 mai 2021, au Centre culturel de la Cathédrale Saint-Paul du Plateau, à la cérémonie officielle marquant la clôture des festivités du centenaire de Chiara Lubich.

C’est autour d’un panel qui avait pour thème : « L’unité » que les membres ont été exhortés au vivre-ensemble.

Pour le premier panéliste, l’Imam Ibrahim Konan, Imam principal de la communauté musulmane Arafat de la Mosquée Adja Gnoumassé de Yopougon-Maroc, il n’y a pas de raison de ne pas croire en l’unité. Car, dit-il, « l’unité est la base de la vie. Il n’y a pas d’unité sans amour profond. Cet amour conduit au sacrifice ». Avant d’ajouter que celui qui a la crainte de Dieu, doit pouvoir vivre la fraternité, l’amour.

L’Imam Ibrahim Konan a demandé aux uns et aux autres de s’unir autour de ce qui rassemble et rejeter par conséquent le mauvais, le mal. « Tournons le dos aux divergences qui, parfois, conduisent à la haine », conseille-t-il.

Le Révérend-Pasteur Michel Lobo de l'Église méthodiste unie Côte d'Ivoire, abondant dans le même sens que son prédécesseur, a indiqué que l’unité ne doit pas être perçue uniquement comme une « simple parole ».

Pour lui, l’unité est la convergence pour un but précis. Il a relevé le caractère de la solidarité à travers celle-ci. « Si on est uni, on est fort », précise-t-il. L’homme de Dieu a souhaité que l’assemblée et par ricochet, les hommes, mettent Dieu au centre de toutes les actions. Dieu étant amour, les hommes aussi doivent semer l’amour autour d’eux.

Le Révérend a donc insisté auprès de son auditoire pour qu’il travaille à l’unité afin qu’elle ne soit pas réduite à un simple mot, mais comme l’a dit le premier Président ivoirien Félix Houphouët-Boigny « comme un comportement ».

Georges Adon, responsable de la communauté Saint Egidio, a soutenu que cette unité tant recherchée est « fondamentale à la vie ».

L’unité est un travail complexe. Se référant à la mondialisation, il affirme qu’aujourd’hui l’individualisme prime sur la collectivité. « Quelles que soient nos différences, nous formons le corps du Christ », a-t-il martelé. Il exhorte à rechercher cette coalition en demandant à son entourage la construction de ponts entre croyants, entre frères plutôt que des murs.

Quant à la dernière intervenante, Isabelle Niamkey, avocate inscrite au barreau de Côte d’Ivoire, elle s’est appesantie sur l’unité nationale. Pour elle, l’Etat a la responsabilité de tout mettre en œuvre pour instaurer cette unité nécessaire à tout développement. « L’unité la plus parfaite possible constitue le bien suprême. Elle est considérée comme le fondement de la République », précise Me Niamkey.

C’est pourquoi, dira-t-elle, l’impératif de l’unité nationale est le dialogue entre tous. L’Etat doit être plus que jamais l’Etat de tous. Pour ce faire, conseille-t-elle, il faut rassembler les synergies et compétences des uns et des autres sans distinction dans un but commun.

Le mouvement des Focolari est une association de droit pontifical approuvé par l’Eglise catholique en 1962. Il a été fondé en 1943 à Trente en Italie par une institutrice italienne Chiara Lubich. Il est présent dans plus de 180 pays et est installé en Côte d’Ivoire depuis 1975.


Le 17/05/21 à 09:16
modifié 18/05/21 à 12:26