Organisation non gouvernementale: Un expert exhorte la Société civile ivoirienne à passer de l’amateurisme au professionnalisme

C’est avec beaucoup de plaisir que les membres de l’ONG ‘’Emerglead’’ ont pris part à cette formation. (DR)
C’est avec beaucoup de plaisir que les membres de l’ONG ‘’Emerglead’’ ont pris part à cette formation. (DR)
C’est avec beaucoup de plaisir que les membres de l’ONG ‘’Emerglead’’ ont pris part à cette formation. (DR)

Organisation non gouvernementale: Un expert exhorte la Société civile ivoirienne à passer de l’amateurisme au professionnalisme

Le 24/08/21 à 19:57
modifié 25/08/21 à 12:25
Quels sont les maux qui minent la Société civile ivoirienne ? Pourquoi n’est-elle pas efficace dans ses actions ? Que faut-il pour qu’elle puisse discuter d’égal à égal, avec la classe politique ?

Autant de questions, au menu d’une formation initiée, le samedi 21 août, à l’intention de ses membres, par l’Ong ‘’Emerglead‘’, Mme Tchriffo Kouassi Monie, sa présidente-fondatrice. Une structure qui œuvre pour la promotion du leadership. Autour du thème : « Rôle et l’importance de la société civile ». C’était à l’Hôtel Pullman au Plateau.

Pour l’occasion, le conférencier était Dr Néné Bi Arsène, juriste, enseignant, président sortant de l’Ong « Action pour la protection des droits de l’homme (Apdh) ».

Pour lui, diverses raisons expliquent l’inefficacité des organisations de la société civile ivoirienne. Notamment, la pauvreté, la dépendance financière, l’amateurisme, leur accointance avec les partis politiques. « Il y a trop de limites à l’efficacité des Ong ivoiriennes. Il est donc temps de passer de l’amateurisme au professionnalisme.

« Les organisations de la société civile ivoirienne sont pauvres, mal organisées, dépendantes et concentrées pour la plupart à Abidjan. Beaucoup parmi elles, n’ont pas de siège. Elles fonctionnent en majorité dans un contexte de pauvreté généralisée. Elles reçoivent l’essentiel de leurs financements, de l’extérieur. C’est pourquoi elles sillonnent les capitales européennes. Cela limite leur efficacité, car, lorsqu’on n’a pas une indépendance financière, on s’expose à une perte de dignité », déplore-t-il.

En outre, note l’expert, Ce sont pour la plupart, des structures non spécialisées, cacophoniques. Leurs personnels ne sont pas qualifiés. « La plupart des Ong en Côte d’Ivoire, sont rattachées à des partis politiques, et se contentent de jouer le rôle subalterne de griot du pouvoir public ou des partis politiques ».

Une vue des représentants des ONG qui ont pris part à la formation. (DR)
Une vue des représentants des ONG qui ont pris part à la formation. (DR)



A son avis, pour sauver la société civile ivoirienne, il faut que l’Etat accepte de la financer, comme c’est le cas pour les partis politiques. Comme c’est le cas également, dans certains pays.

En outre, propose-t-il, il faut réinventer une sorte de partenariat entre société civile et partis politiques. « Il faut sortir de la confusion entre la société civile et la politique. Par principe, la société civile est opposée à la société politique. Les Ong doivent s’imposer un minimum de spécialisation, recruter des experts locaux, renforcer les capacités interne et externes des membres des Ong », insiste-t-il.

Autre thème abordé au cours de cette formation : « Les secrets de la productivité ». Le conférencier était, Erwin N’Guetta, Expert en productivité.

Pour lui, le secret pour être productif est l’organisation personnelle, la discipline. « Le jour est égal à 24h pour tout le monde. Pourtant, certain arrivent à atteindre des résultats, en termes de productivité, que d’autres n’arrivent pas à atteindre », fait-il remarquer.

Pour régler ce problème, conseille-t-il, il est nécessaire de développer six principales habitudes. La première, exercer le métier que l’on aime, dont le monde a besoin, capable de rapporter des revenus, et dans lequel on est doué. La deuxième habitude : adopter un mode de vie plus sain, améliorer sa discipline, profiter du calme, prendre de bonnes habitudes. La troisième : savoir faire la part des choses entre ce qui est important et ce qui est urgent, commencer sa journée par les tâches urgentes et importante. La quatrième : savoir se fixer des objectifs et planifier, la cinquième : apprendre à se concentrer et la sixième : rester discipliné. « La discipline conduit là où la motivation ne pourra jamais mener... », soutient-il.

Notons qu’une vingtaine de membres de l’Ong ‘’Emerglead’’, a pris part à cette formation.



Le 24/08/21 à 19:57
modifié 25/08/21 à 12:25