En République démocratique du Congo (RDC), l’État reste confronté à l’épineuse problématique de maîtrise de sa masse salariale. Chaque mois, des millions s’évaporent des caisses de l’État pour rémunérer des agents doublons, fictifs et déserteurs.
Alors que le ministère de la Fonction publique renforce le contrôle des effectifs, le ministère du Budget a, en parallèle, questionné la base de données existantes. L'audit a duré quatre mois. Les conclusions ont été rendues publiques lors de la réunion du Conseil des ministres et indiquent une perte de plus de 2 millions de dollars, chaque mois, pour l’État congolais, rien qu’en payant les doublons.
Le contrôle a été initié par le Service informatique du secrétariat général au Budget, sur une partie de la base de données. Selon Aimé Boji, ministre du Budget, 49 591 cas de doublons sur noms, post-noms et matricules perçoivent environ 2 millions de dollars par mois.
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