Basket-ball: Carlo, l’incontournable manager des Éléphants

Manager général de la sélection nationale, Carlo y met surtout du cœur. (Dr)
Manager général de la sélection nationale, Carlo y met surtout du cœur. (Dr)
Manager général de la sélection nationale, Carlo y met surtout du cœur. (Dr)

Basket-ball: Carlo, l’incontournable manager des Éléphants

Le 11/11/21 à 22:19
modifié 12/11/21 à 06:37
Pas grand de taille, avec un corps légèrement en chair ; Carlo Vieira (38 ans) n’a pas la taille qui fait rêver les grands entraîneurs de basket-ball. Mais cela n’enlève rien à sa passion pour la balle au panier.

Manager général des Éléphants basketteurs, il côtoie ce milieu depuis sa tendre enfance. « Mon rôle est de contacter les joueurs, de m’occuper de la préparation, entrer en contact avec les autres fédérations, je choisis le coach, le staff. Je prends contact avec les sponsors, je suis le relais entre la fédération et l’équipe nationale... Et entre la fédération et les partenaires extérieurs », explique-t-il.

En tout cas, depuis 2009, Carlo, par son travail s’est rendu incontournable dans le milieu du basket-ball en Côte d’Ivoire. "Carlo maîtrise les joueurs. Devant les tergiversations autour de leurs primes ou toute autre chose, c'est lui que les joueurs de la sélection nationale écoutent le plus. Il a réussi à instaurer une sorte de confiance entre lui et le groupe", soulignait l'ancien tri-pointeur de l'Abc et de l'Asec, Abou Bakayoko, conseiller spécial du président de la Fibb.

C’est sur Carlo Vieira que le président Mahama Coulibaly s’est appuyé pour bâtir cette belle équipe de Côte d’Ivoire qui a fait rêver les Ivoiriens et l’Afrique au dernier Afrobasket, à Kigali. « Mon secret ? Je n’en ai pas vraiment. Je suis titulaire d’un Dess en gestion de patrimoine et un Mba en management des organisations sportives. J’ai d’ailleurs axé mes études de finance sur le sport et particulièrement le basket. Donc en ma qualité de conseiller en gestion de patrimoine pour basketteurs professionnels, je me suis introduit dans ce milieu pour développer mon activité de gestion de patrimoine qui consiste à conseiller les joueurs sur les placements financiers et optimiser leur fiscalité. C’est ainsi que j’ai développé une relation de confiance avec les joueurs », confie le jeune expert ivoirien qui vit entre la Côte d’Ivoire et la France.
L'incarnation de l'esprit de l'équipe
Manager général de la sélection nationale, Carlo y met surtout du cœur. « Plus qu’une équipe, nous formons une famille. Avec ce groupe, nous avons traversé ensemble de gros obstacles depuis les qualifications de février 2020 à Yaoundé à ce jour. Je parle de groupe parce qu’au-delà des douze joueurs qu’on a vu à l’œuvre dans la capitale rwandaise, il y a également d’autres joueurs qui ont tout donné pour que nous soyons à ce rendez-vous africain. Il s’agit des garçons comme, Deon Thomspon, Issife Soumahoro, Lacina Konaté, Serge Pohoulou, Charles Abouo, Hima Seydou, Max Dadiet et même des anciens comme Pape Amagou qui étaient de cœur avec nous », confie Carlo Vieira. A ce groupe, il intègre le coach, l’Espagnol Lezcano Ignacio et Michaël Toti, son adjoint. Un groupe qui vit depuis plus de dix ans ensemble.
A l’hôtel La Palisse Nyamata où étaient logé les Éléphants de Côte d’Ivoire, Carlo était au four et au moulin, au petit soin des uns et des autres. Quoi de plus normal, c’est lui qui est à l’origine de la formation de ce groupe. Du coup, il est d’office l’interface entre les joueurs et le président de la Fédération, Mahama Coulibaly. Ce dernier n’en demandait pas mieux. « On a beau dire, Carlo est incontournable, une expertise qui nous aide à atteindre notre objectif. En tout cas, je lui suis reconnaissant et la Côte d’Ivoire aussi », avoue le patron de la Fibb.
Sa complicité avec le président Mahama Coulibaly
Pour Carlo, Mahama Coulibaly a une touche d’avance. « Il faut tirer le chapeau au président Mahama Coulibaly. Sur ce coup, il avait déjà tout préparé... bref, à chacun son métier. Il a fait son travail et moi le mien », raconte le manager général des Éléphants, que la Côte d’Ivoire a découvert en 2009.
Carlo Vieira n’avait que 26 ans quand Koré Moïse, alors président de la Fédération ivoirienne de basket-ball en remplacement de Guy-Robert Berthé (démissionnaire) avait décidé de le recruter pour être le manager de la sélection nationale.

Le président Koré, inspiré par le président de la Fif d’alors, Jacques Anouma, voulait bâtir une grande équipe nationale de basket-ball, comme au football. Le président Anouma avait donné carte blanche à son entraîneur Robert Nouzaret pour parcourir le monde entier et trouver tous les talents ivoiriens ou d’origine pour défendre les couleurs du pays. Ce qui a donné les Didier Drogba, Faé Emerse, Dagui Bakary, Guy Demel, Abdoulaye Méité et autres qu’on avait brodé autour du noyau local composé d’Académiciens de l’Asec (Kolo Touré, Maestro, Chico, Dindané, Baky etc.)

Au basket-ball, le président Koré s’est attaché les services de Carlo Vieira. Fort de son carnet particulièrement riche de noms de basketteurs, il a fait venir des garçons comme Pape-Philippe Amagou, Mohamed Koné Deba, Solo Diabaté, Eric Tapé, Ismaël N’Diaye etc. C’est autour de ces joueurs de la diaspora que le coach Randoald Dessarzin a construit la sélection nationale qui a été sacrée vice-championne d’Afrique au terme de l’Afrobasket 2009 en Libye.

Depuis, l’expertise de Carlo Vieira est demandée.

Le 11/11/21 à 22:19
modifié 12/11/21 à 06:37