Yopougon : Plusieurs écolières violées, un instituteur pointé du doigt

Des fillettes du groupe scolaire Sicogi, au quartier Sideci Lem, étaient victimes de viol. (Ph: Dr)
Des fillettes du groupe scolaire Sicogi, au quartier Sideci Lem, étaient victimes de viol. (Ph: Dr)
Des fillettes du groupe scolaire Sicogi, au quartier Sideci Lem, étaient victimes de viol. (Ph: Dr)

Yopougon : Plusieurs écolières violées, un instituteur pointé du doigt

Le 08/01/22 à 00:14
modifié 09/01/22 à 21:31
Le Conseil de gestion des établissements scolaires (Coges) du groupe scolaire Sicogi, au quartier Sideci Lem, dans la commune de Yopougon, fait face à un scandale d'abus sexuel sur mineure.

Les faits. Pour résoudre le manque d’enseignants dans ledit établissement primaire, le Coges a fait appel à un bénévole que nous nommons Yves pour aider les enseignants titulaires (ceux recrutés par la Fonction publique) à encadrer les élèves.

Avec une apparence « d'Ange » mêlée à son dynamisme et son respect pour les autres, Yves était le bénévole idéal pour les membres du Coges de la Sicogi.

La quarantaine révolue, son travail permettait à plusieurs écoliers de passer en classe supérieure avec des mentions. Il avait su gagner la confiance des parents d’élèves. Mieux, de nombreux parents luttaient pour bénéficier auprès de lui une place pour les cours de renforcement qu’il dispensait au sein de l’établissement après les cours du jour.

Au regard de son dévouement, le Coges s’en pressait de lui verser régulièrement son dû. Derrière ce dévouement au travail, Yves abusait des écolières. Il avait des rapports sexuels avec ces gamines âgées entre 5 et 9 ans, et ce, depuis la rentrée scolaire 2017-2018.

Il abusait d'elles dans les toilettes de l’école aux heures de cours du soir et aussi les week-ends à son domicile. Sa stratégie, pendant les cours, il demandait à la victime du jour de l’accompagner avec les cahiers d’exercices jusqu’aux toilettes de l’école.

Après ces sales besognes, il intimait l’ordre aux fillettes de ne rien dire au risque de se faire virer de l’établissement.

Puis, il a convaincu les parents pour la suite des exercices le week-end chez lui à la maison. Les parents ne trouvaient aucun inconvénient surtout que les résultats scolaires de ces enfants plaidaient en sa faveur. Il réussit donc à faire de plusieurs fillettes sa proie.

Mais Yves sera démasqué malheureusement des années plus tard.

Désormais en classe de 6e, l’une des victimes d’Yves doit continuer à suivre les cours au domicile de l’enseignant. Les parents ont plaidé auprès de lui pour poursuivre l’encadrement de leur gamine dorénavant au collège afin que cette dernière soit parmi les meilleurs de sa classe.

Mais contre toute attente, l’écolière refuse catégoriquement de poursuivre des cours de renforcement. Une attitude que les parents ne comprennent pas. Interrogée, elle a répondu qu’elle ne souhaite plus travailler avec ce dernier. C’est comme cela qu’elle révèle tout. Mieux, elle cite les noms des onze fillettes aussi violées.

Les parents de cette dernière informent les autres. Les enfants sont aussitôt conduits à l’hôpital pour vérification. Le mercredi 5 janvier 2022, les praticiens confirment les viols dont elles ont été victimes. En plus des 11 écolières déjà connues, « d’autres victimes devraient passer aux aveux, car citées par leurs camarades qui ont commencé à témoigner », précise un confrère ivoirien.

Immédiatement saisi, le commissariat de Police du 16e arrondissement de Yopougon a interpellé le présumé coupable. Il devra répondre de ses actes devant les juridictions. Peinés de n’avoir pas su tôt cette affaire, le Coges fait tout pour la prise en charge des victimes.


Le 08/01/22 à 00:14
modifié 09/01/22 à 21:31