Violences électorales en Côte d’Ivoire : Des recettes pour lutter contre le phénomène

Les participants aux travaux de restitution des résultats. (Ph:Dr)
Les participants aux travaux de restitution des résultats. (Ph:Dr)
Les participants aux travaux de restitution des résultats. (Ph:Dr)

Violences électorales en Côte d’Ivoire : Des recettes pour lutter contre le phénomène

Le 25/01/22 à 19:57
modifié 25/01/22 à 20:01
Après deux ans de mise œuvre des activités du projet ‘’Prévention de la violence politique et renforcement de la gouvernance démocratique par la médiation collaborative et citoyenne en Côte d’Ivoire (Precis)’’, il ressort que les causes des violences électorales en Côte d’Ivoire sont liées, notamment, à l’ethno-nationalisme, au manque d’emploi et à l’adhésion au discours polarisant d’exposition des individus. Les résultats fondés sur une étude quantitative effectuée dans trois districts ciblés, ceux d’Abidjan, des Montagnes à l’ouest et de la Vallée du Bandama au centre, ont officiellement été présentés, hier, à Abidjan-Plateau. Le projet « Precis » vise à renforcer la gouvernance démocratique par la mise en place d’un modèle collaboratif de prévention et de gestion de la violence politique et électorale qui valorise la participation, la responsabilisation et la médiation citoyenne avant, pendant et après l’élection présidentielle de 2020. Depuis les années 90, à l’avènement du multipartisme en Côte d’Ivoire, l’environnement socio-politique est devenu très sensible à la violence. Et les différentes crises et tensions vécues le démontrent bien. C’est pour pallier cette situation qui mine le tissu social ivoirien qu’Interpeace et Indigo Côte d’Ivoire, en collaboration avec Seed, ont mis sur pied ledit projet, avec l’appui financier de l’Union européenne. Devant ce tableau sombre de la situation socio-politique en Côte d’Ivoire, Margaux Pimond, responsable du programme Interpeace en Côte d’Ivoire, a démontré qu’il est nécessaire que les acteurs des différentes crises survenues en Côte d’Ivoire tirent un trait sur le passé et se pardonnent mutuellement. Elle demeure, en effet, persuadée que le dialogue et le pardon demeurent la clé qui permettra à la Côte d’Ivoire de vivre dans un climat apaisé. Massimo Scalorbi, chef de coopération de la délégation de l’Union européenne à Abidjan, a, quant à lui, soutenu que les résultats dudit projet ont permis de comprendre ce qui se passe en Côte d’Ivoire pendant les élections. « Les résultats sont un grand plus. Nous avons compris qu’il faut créer le dialogue entre les groupes», s’est-il réjoui. Au nom du ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, Kouadio Konan Bertin, le conseiller technique Maurice Adjé a remercié les tenants du projet qui s’intéresse à la thématique de la violence politique et électorale en Côte d’Ivoire. « Nul doute que votre diagnostic qui repose sur une étude quantitative...aura permis d’identifier les bonnes pratiques qui permettront d’aboutir à la cohésion sociale et non de la fragiliser», a-t-il laissé entendre. Pour la Commission électorale indépendante (Cei) de Côte d'Ivoire, « ce genre d’ateliers doit se perpétuer et doit être pris en compte par les politiques». C'est ce qu'a soutenu Émile Ebrotié, premier secrétaire permanent adjoint de la Cei et porte-parole de cette institution. Légende : Les participants aux travaux de restitution des résultats.

Mélèdje Trésore


Le 25/01/22 à 19:57
modifié 25/01/22 à 20:01