Femua 14/Journée et soirée dédiées au Congo: La Genèse de la Rumba mimée et des variétés culturelles présentées

Les Congolais étaient à l'honneur. (Ph: Dr)
Les Congolais étaient à l'honneur. (Ph: Dr)
Les Congolais étaient à l'honneur. (Ph: Dr)

Femua 14/Journée et soirée dédiées au Congo: La Genèse de la Rumba mimée et des variétés culturelles présentées

Le 12/05/22 à 20:45
modifié 12/05/22 à 22:48
La nuit du mercredi 11 mai 2022 a été particulière pour les participants au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua). Pour preuve, ils ont pu passer un moment de convivialité à l’Institut français d’Abidjan-Plateau avec les Congolais venus en grand nombre pour prendre part au Femua. Ils étaient constitués de stylistes, de rois de la sape, d’artistes-chanteurs, de conteurs et de danseurs. Ils ont pu tenir en haleine le public pendant un show de plus de 3 heures.

Dans une chorégraphie hors-pair, assortie de danses et de vêtements selon l’époque, les Congolais ont pu faire la genèse de la Rumba. Ils ont fait savoir ainsi aux festivaliers que cette musique congolaise a fait son apparition au IVe siècle dans la vie de leurs ancêtres. La Rumba, à cette période ancienne, était connue sous le nom de Nkumba ou danse du Nombril.

Le Nkumba était pratiqué avec des accoutrements en Raphia et des instruments de musique traditionnelle. Entre le VIIe siècle et le XIXe siècle, elle devint la Rumba. Elle a fait un voyage aux Antilles, en Amérique Latine et dans les Caraïbes, pendant la période de l’esclavage où les noirs y étaient déportés pour servir les colons blancs.

femua 14
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Après cette période mouvementée de colonisation et d’esclavage, la danse revient en 1900, sous une forme moderne, notamment avec des instruments et des vêtements nouveaux. Et pour cause, elle est jouée avec la guitare, le piano, etc., pour ensuite donner naissance à d’autres rythmes, entre autres le Jazz, le Gospel...

Dans les années 1950-1960, la Rumba participe à l’indépendance du Congo. Elle est aussi transportée dans certains pays de l’Afrique de l’Ouest pour constituer l’hymne de l’indépendance. Comme ce fut le cas en Côte d’Ivoire avec le titre phare « Indépendance Tcha Tcha ». Du IVe siècle jusque aujourd’hui, cette musique est à sa Ve génération.

Dans la soirée, le public a eu droit à un mini concert donné par l’artiste Papy Penzo ainsi que des titres de Papa Wemba qui n’ont laissé personne indifférent. Officiels (ministres et ambassadeurs) et public s’en sont donné à cœur joie.

Jeudi, la journée dédiée à la Rdc a été marquée par une démonstration de la sape, de la gastronomie congolaise et une présentation de la peinture, de la littérature et du tourisme de ce pays.



Le 12/05/22 à 20:45
modifié 12/05/22 à 22:48