Arts martiaux : Le taekwondo thérapie présenté aux maîtres de salle
Joignant l’acte à la parole, la direction générale de ce centre a organisé deux journées dédiées au Taekwondo divertissement et au Taekwondo thérapie. Il y a eu d'abord une conférence, le samedi 1er juillet, pour présenter l'art martial coréen sous un visage autre que celui que tout le monde connaît.
Devant un parterre d’enseignants de Taekwondo, d’adeptes et de sympathisants, les modérateurs ont montré que l'art martial coréen, qui mobilise différents coups de pied et coups de poing pour se défendre et contre-attaquer, peut être un outil d'intervention sociale et un véritable outil thérapeutique.
Après la théorie, samedi, ils se sont retrouvés le lendemain dimanche au gymnase du centre pour des ateliers pratiques encadrés par des enseignants spécialisés de l'Injs. Quatre ateliers au total dont trois pour enfants.

« Il était question de mettre en pratique tout ce que nous avions dit la veille, en conférence », explique Yssouf Silué, enseignant en activité physique adaptée, l’un des principaux animateurs de cette journée organisée par la direction de la promotion du centre ivoiro-coréen et du développement du Taekwondo.
Quatre ateliers de travail ont été mis en place, le premier concerne l’hyperactivité et trouble de l’équilibre destinée à des enfants agités. Des exercices susceptibles de canaliser cette énergie. Le second atelier ciblait les enfants avec difficultés d’inhibition, jugés nonchalants dans les actes. On leur a trouvé des exercices pour les aider à se défouler.
Le troisième atelier sur la coordination, avec des enfants pour les aider dans ce domaine. Tandis que le dernier s’adressait aux adultes et séniors déconditionnés (perte de la condition physique). Les ateliers ont été rythmés par plusieurs exercices contribuant à souder le groupe.
Les participants ont pu expérimenter le khiap, un cri visant à contrôler sa respiration et à produire de l'adrénaline dans le cerveau. Des éléments qui peuvent être analysés comme la possibilité de s'extraire de la vie quotidienne, l'action de crier et de frapper devenant un moyen d'expression.
« L’expérience est belle. C’était génial ! J’avais peur de pratiquer le Taekwondo, les coups de pied, de poing... Je suis heureuse de savoir qu’on peut le pratiquer autrement », a déclaré Marie Audrey, à la fin de la séance.
La jeune dame venue de Yopougon souhaite que le Cscticao multiplie ce type de rendez-vous. En tout cas, les taekwondo-in en herbe ont perçu l’endroit comme un espace d’apprentissage éducatif.