Transformation de l’anacarde : Quand les acteurs se projettent au-delà des objectifs initiaux…

Jean-Philippe Tré, représentant de la Banque mondiale
Jean-Philippe Tré, représentant de la Banque mondiale
Jean-Philippe Tré, représentant de la Banque mondiale

Transformation de l’anacarde : Quand les acteurs se projettent au-delà des objectifs initiaux…

Le 23/09/23 à 22:21
modifié 24/09/23 à 23:29
Les différents intervenants dont l’agroéconomiste principal de la Banque mondiale, Jean-Philippe Tré, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du Conseil du coton et de l’anacarde en général et de son Dg, Dr Adama Coulibaly, en particulier, lors de l’inauguration de la Zone agro-industrielle de Korhogo, le 23 septembre 2033. Parce que les acteurs de la filière s’organisent afin d’atteindre et de dépasser plus tôt que prévu l’objectif de 50 % de taux transformation en 2025.

Alors que 21,25 % des noix de cajou produites en 2022 ont été transformées localement - correspondant à 224 000 tonnes - le Conseil du coton et de l’anacarde ambitionne d’obtenir 28 % de taux de transformation en 2023, au-delà des objectifs initialement visés.

Au dire de Jean-Philippe Tré, ce challenge est jouable, puisque "les données récentes du marché indiquent que la Côte d’Ivoire est en passe de devenir le deuxième transformateur mondial devant l’Inde.

Avec les Zones agro-industrielles de Bondoukou et de Séguéla, celle de Korhogo jouera donc un rôle déterminant dans cette avancée que les chiffres de la Banque mondiale présentent comme imminente.

Dr Adama Coulibaly, Dg du Conseil du coton et de l'anacarde
Dr Adama Coulibaly, Dg du Conseil du coton et de l'anacarde



Au-delà des taux, les effets recherchés de la transformation

Les félicitations adressées au Conseil du coton et de l’anacarde portent également sur les effets induits de la création de la Zone agro-industrielle de Korhogo qui se font déjà sentir. Puisqu’en attendant les 8000 emplois directs et les dizaines voire les centaines de milliers d’autres indirects, l’impact infrastructurel est déjà visible.

Dr Adama Coulibaly s’est félicité du renforcement de l’accès à l’électricité pour les populations riveraines avec l’installation d’un transformateur, de la construction d’un château d’eau d’une capacité de 200 m3/jour. Mais aussi la pause de 2,2 km de conduits d’eau potable, de 2,5 km de canalisation pour la collecte des eaux usées et l’installation d’une station de traitement des eaux usées d’une capacité de 490 m3 /j.

Envoyé spécial à Korhogo



Le 23/09/23 à 22:21
modifié 24/09/23 à 23:29