JEAN MICHEL AMANKOU, DEPUTE DE LA NATION
Jean-Michel Amankou (Député et Délégué Pdci-Rda d’Agnibilékrou, sous-préfecture) : ‘‘ Il faut organiser un congrès extraordinaire ’’ (Entretien)
Comment peut-on, selon vous, relancer la machine Pdci-Rda ?
Le Pdci-Rda est une machine. Il est vrai qu’il traverse une période difficile avec la perte de son Président, mais ce parti a des racines solidement fixées dans son histoire. N’oublions pas qu’il est né dans les temps difficiles de la libération de l’Afrique du joug du colon. Cette capacité à triompher de l’adversité et à dominer les difficultés a été semée dans tout son corps par le père fondateur, Félix-Houphouët-Boigny qui s’est entouré d’hommes de valeur. Et parmi ceux-ci, nous savons, en bonne place pour la relève, le président Henri Konan Bédié. Qui, lui aussi, est resté fixé sur la vision du père fondateur en s’entourant d’hommes et de femmes tous de valeur. C’est avec ceux-ci que la machine est déjà relancée. Avec la crise survenue en 1999, le Pdci-Rda n’a pas disparu. La crise survenue plus tard entre lui et son allié au sein du Rhdp n’a pas fait disparaître le Pdci-Rda. Tous les militants savent qu’ils ont la responsabilité de tenir le parti après la disparition de ses chefs que sont le président Houphouët-Boigny et, paix à son âme, le président Bédié. C’est autour des textes dont s’est doté le parti qu’il sera relancé. Nous ne sortirons pas de nos textes fondateurs. Le Pdci est ce parti de dialogue. Cette résilience est le fil conducteur de la présence forte du Pdci-Rda sur l’échiquier politique national. Rassurez-vous, le Pdci- Rda va surprendre.
Pour vous, faut-il organiser le congrès avant les obsèques du président Bédié ?
Avec la disparition du président du parti, l’intérim a une durée de six mois. Ce qui est suffisant pour mettre en place une bonne réflexion pour ces deux actes majeurs. Je pense humblement que nous devrions allier légalité et respect des us et coutumes en Afrique. Étant en deuil, il ne me paraîtrait pas indiqué d’aller à un Congrès ordinaire, somme toute, plus coûteux, avec de nombreux sujets à l’ordre du jour. L’idéal, pour moi, serait d’organiser un Congrès extraordinaire le plus rapidement possible, avec un seul point à l’ordre du jour, à savoir : l’élection du nouveau Président du parti. Tous autour de ce président frappé du sceau de la légalité, nous rendrons un ultime hommage mérité au Président Henri Konan Bédié. Puisque nos textes disposent que le président définit l’orientation politique du parti, le nouveau président élu pourra définir la meilleure architecture possible susceptible de porter le Pdci-Rda vers de nouvelles victoires.
Qui pour succéder à Henri Konan Bédié ?
Je vous dirai qu’il faut une personnalité expérimentée à la tête du Pdci-Rda, avec une capacité de résilience, et qui connaît bien le parti. Il y a des personnalités qui, à mon humble avis, sont à même de diriger avec beaucoup d’efficacité le Pdci-Rda. Il y a beaucoup de cadres expérimentés qui peuvent apporter de l’élan et de l’efficacité à notre parti. Parmi eux, mon choix porterait sur le vice-président, Akossi Bendjo.
Je sais qu’il nourrit depuis longtemps l’ambition d’apporter des réformes au Pdci-Rda. Il faut lui offrir l’opportunité d’aider à mieux structurer le parti et lui donner une vision et un discours. Nous avons besoin de donner un signal fort aux militants. Je pense que Bendjo a le profil, la capacité d’être un bon président réformateur ! Aujourd’hui, le meilleur allié du Pdci-Rda est le Pdci-Rda lui-même. D’où la nécessité de se réformer dans un premier temps .
Réalisé par
P. N’GUESSAN
Pour vous, faut-il organiser le congrès avant les obsèques du président Bédié ?
Avec la disparition du président du parti, l’intérim a une durée de six mois. Ce qui est suffisant pour mettre en place une bonne réflexion pour ces deux actes majeurs. Je pense humblement que nous devrions allier légalité et respect des us et coutumes en Afrique. Étant en deuil, il ne me paraîtrait pas indiqué d’aller à un Congrès ordinaire, somme toute, plus coûteux, avec de nombreux sujets à l’ordre du jour. L’idéal, pour moi, serait d’organiser un Congrès extraordinaire le plus rapidement possible, avec un seul point à l’ordre du jour, à savoir : l’élection du nouveau Président du parti. Tous autour de ce président frappé du sceau de la légalité, nous rendrons un ultime hommage mérité au Président Henri Konan Bédié. Puisque nos textes disposent que le président définit l’orientation politique du parti, le nouveau président élu pourra définir la meilleure architecture possible susceptible de porter le Pdci-Rda vers de nouvelles victoires.
Qui pour succéder à Henri Konan Bédié ?
Je vous dirai qu’il faut une personnalité expérimentée à la tête du Pdci-Rda, avec une capacité de résilience, et qui connaît bien le parti. Il y a des personnalités qui, à mon humble avis, sont à même de diriger avec beaucoup d’efficacité le Pdci-Rda. Il y a beaucoup de cadres expérimentés qui peuvent apporter de l’élan et de l’efficacité à notre parti. Parmi eux, mon choix porterait sur le vice-président, Akossi Bendjo.
Je sais qu’il nourrit depuis longtemps l’ambition d’apporter des réformes au Pdci-Rda. Il faut lui offrir l’opportunité d’aider à mieux structurer le parti et lui donner une vision et un discours. Nous avons besoin de donner un signal fort aux militants. Je pense que Bendjo a le profil, la capacité d’être un bon président réformateur ! Aujourd’hui, le meilleur allié du Pdci-Rda est le Pdci-Rda lui-même. D’où la nécessité de se réformer dans un premier temps .
Réalisé par
P. N’GUESSAN