N’Guessan N’Goran (maire de Botro, membre du Bp) à propos de la succession de Bédié: « Nous voulons un rassembleur »

Le maire de Botro
Le maire de Botro
Le maire de Botro

N’Guessan N’Goran (maire de Botro, membre du Bp) à propos de la succession de Bédié: « Nous voulons un rassembleur »

Le 06/11/23 à 15:50
modifié 06/11/23 à 16:19
Vous êtes le nouveau maire de la commune de Botro. Est-ce qu'on peut affirmer que c'est le retour du Pdci dans cette localité ?

Avant de répondre à cette question, permettez-moi d’avoir une pensée profonde pour notre regretté président, Henri Konan Bédié, qui a bien voulu que je porte les couleurs du parti lors des dernières élections municipales. Je lui dédie, d’ailleurs, cette victoire. Pour revenir à votre question, je répondrai par l’affirmative. A preuve, la population vient de me confier la commune de Botro. Mon équipe et moi allons poser des actions qui iront dans le sens de dynamiser le Pdci-Rda dans la zone. Mais, n’oublions pas que la mairie est un poste de développement, et par conséquent, nous allons travailler également pour améliorer les conditions de vie de nos populations. Au niveau de mon parti, nous allons travailler dans le sens de sa dynamisation. Vous convenez avec moi que le parti est dans l’opposition depuis le funeste coup d’Etat de 1999. Une situation qui a fini par plonger les militants dans une sorte de lassitude. Ceci pour dire qu’il y a du travail à faire. Nous jouerons notre entière partition pour renforcer la présence du Pdci-Rda à Botro. J'ai confiance au retour effectif du parti dans cette zone.

Sous quel signe placez-vous votre mandat ?

Nous plaçons notre mandat sous le signe de la dynamisation. Nous avons un programme taillé pour servir nos populations. Nous connaissons nos réalités et allons mettre en place des stratégies pour changer le visage de la commune. C’est un engagement que nous avons pris en présence de nos parents. Nous allons nous y atteler durant ces cinq années pour donner le sourire à nos femmes, jeunes...

Quelle analyse faites-vous de la faible représentation d’élus locaux du Pdci dans la région de Gbêkê ?

C’est le fait que le Pdci-Rda a passé plus de 20 dans l'opposition. Les militants se sont retrouvés dans une sorte de lassitude. Par exemple, ceux qui sont nés en 2000, aujourd'hui ils ont 23 ans. Ils ne savent pas ce que l’on appelle Pdci et ignorent toutes les actions que le Pdci-Rda a posées dans ce pays. Ils sont les plus nombreux. C’est évident que nous ayons ces résultats-là aujourd'hui au niveau de Gbêkê. Nous sommes des élus. Je ne dirai pas que nous avons du pain sur la planche, mais particulièrement à Botro nous allons nous atteler à repositionner le parti. Nous avons tout fait pour gagner les élections municipales et nous ferons tout pour que le Pdci soit rétabli dans la région de Gbêkê pas seulement à Botro.

Un grand rendez-vous attend le Pdci. Il s'agit du Congrès extraordinaire qui va élire le successeur du président Henri Konan Bédié. Que représente pour vous ce moment ?

C'est un moment crucial. Un tournant très décisif pour le Pdci. Tous en sommes conscients. Soyez rassuré, le Pdci-Rda est un parti discipliné et structuré. Mais à ce congrès-là, il faut que chacun de nous soit lucide. Nous voulons un congrès sans palabre. Il faut que chacun de nous réfléchisse à cela pour que demain, le Pdci sorte grandi pour que nous puissions gagner la présidentielle de 2025. Nous sortirons très forts et soudés de ce rendez-vous.

Quel est selon vous le portrait-robot du successeur du président Henri Konan Bédié ?

Un homme d'unité, un rassembleur. Quelqu'un qui ne viendra pas pour faire la chasse aux sorcières. Quelqu'un qui va être pour l'unité du parti. Le prochain président du Pdci-Rda sera le candidat à la présidentielle de 2025.

Ne craignez-vous pas que ce congrès divise davantage ? Comme vous le dites, les militants sont aussi fragilisés, un peu désemparés.

Nous voulons un cadre qui fait l’unanimité. Ce n’est pas seulement au Bureau politique qu’il y a de l’intelligence. Nous voulons un président du parti qui fera gagner le Pdci-Rda. Pour moi, le candidat à la présidence du Pdci-Rda doit être le candidat à la prochaine élection présidentielle. Sachons raison garder au Congrès extraordinaire du 16 décembre 2023. Il faut que nous sortions du congrès soudés. Je demande aux cadres du parti d’aller consulter leur base. Que nous fassions un bon choix en allant au congrès. Ceux qui sont statutaires, ceux qui sont congressistes, qu'ils consultent la base avant de partir. Je demande à tout le monde d'être lucide. Nous avons duré dans l'opposition. Le parti d'Houphouët-Boigny a duré dans l'opposition. Mais si nous voulons ressortir de cette opposition, il faut que nous restions unis depuis la base jusqu'au sommet.


Le 06/11/23 à 15:50
modifié 06/11/23 à 16:19