Prévention et gestion des conflits/Me Françoise Kaudjhis-Offoumoi : « La bonne gouvernance est l’une des meilleures solutions »

Les organisateurs de la conférence satisfaits du séminaire (Photo Bavane)
Les organisateurs de la conférence satisfaits du séminaire (Photo Bavane)
Les organisateurs de la conférence satisfaits du séminaire (Photo Bavane)

Prévention et gestion des conflits/Me Françoise Kaudjhis-Offoumoi : « La bonne gouvernance est l’une des meilleures solutions »

Le 02/06/24 à 15:40
modifié 02/06/24 à 16:15
« La pratique d'une vraie démocratie axée sur un bon contrat social et une gouvernance efficace, peuvent prévenir de nombreux conflits », a déclaré Me Françoise Kaudjhis-Offoumou, ce dimanche 2 juin 2024, à la paroisse Sainte Cécile des 2 Plateaux Vallon.

L’avocate à la Cour y animait une conférence publique portant sur le thème « Prévention et gestion des conflits ». C’était au lancement des journées de la Commission Nationale Justice et Paix. Organisées par la Commission Nationale Justice et Paix en collaboration avec la Coordination paroissiale des Communautés Ecclésiastiques de Base (Ceb) de l’église catholique Côte d’Ivoire.

Dans son intervention, Me Françoise Kaudjhis-Offoumou a souligné l'importance de la démocratie et de la bonne gouvernance pour prévenir les conflits.

Elle a ensuite abordé les méthodes de gestion des conflits, insistant sur la nécessité de définir des objectifs clairs et réalisables pour éviter les incertitudes et tensions. « Il faut choisir la direction par objectif, et ces objectifs doivent être Smart: spécifiques, mesurables, accessibles, réalisables et temporels », a-t-elle développé.

Aussi, a-t-elle mis l’accent sur la transformation des conflits, une notion introduite par John Paul Lederach, qui voit les conflits comme une opportunité de changement constructif. « La transformation consiste à prévoir le flux et le reflux des conflits sociaux, à y réagir et à y voir l'occasion d'instaurer des processus de changement constructif », a affirmé l’avocate

Me Françoise Kaudjhis-Offoumou a également souligné l'importance de la médiation et de la réconciliation, en rappelant une expérience personnelle à l'Onu lors d'un vote sur la crise israélo-palestinienne. « Je viens du pays de Félix Houphouët-Boigny où la paix est comme une religion. Quand un conflit survient, nous préférons la négociation à la force», a-t-elle témoigné.

La présidente nationale de la Commission Nationale Justice et Paix, Nanou Adou Christine, pour sa part, a indiqué que ces journées de la Commission Nationale Justice et Paix assujetties à un séminaire, sont tournantes dans des paroisses choisies.

Elle a relevé les objectifs et missions de cette institution qui sont entre autres, promouvoir et diffuser la doctrine sociale de l'Eglise Catholique selon l'esprit de l'Évangile, former le peuple de Dieu et les hommes de bonne volonté à vivre de l'esprit de la doctrine sociale à travers ses principes fondamentaux. Sensibiliser et former les peuples à la paix, à la non-violence, à la réconciliation et à la cohésion sociale, assurer la formation aux valeurs civiques et morales.

Ces journées de la Commission Nationale Justice et Paix qui ont débuté par la paroisse Sainte Cécile des 2 Plateaux Vallon, prendront fin le 9 juin prochain.


Le 02/06/24 à 15:40
modifié 02/06/24 à 16:15