Prix Bjkd/Aya Kakaha, directrice des projets: "Il est vrai que le concours reste une initiative ivoirienne, sa valeur ajoutée est l’expansion des lauréats au-delà de nos frontières" 

Aya Kakaha, directrice des projets à la Fondation Bjkd (Photo DR)
Aya Kakaha, directrice des projets à la Fondation Bjkd (Photo DR)
Aya Kakaha, directrice des projets à la Fondation Bjkd (Photo DR)

Prix Bjkd/Aya Kakaha, directrice des projets: "Il est vrai que le concours reste une initiative ivoirienne, sa valeur ajoutée est l’expansion des lauréats au-delà de nos frontières" 

Le 05/06/24 à 09:04
modifié 05/06/24 à 13:17
Le Prix Bjkd est à sa 7e édition cette année. Peut-on faire un bilan des années précédentes, surtout quand on sait que ce concours vise à soutenir financièrement et techniquement des entrepreneurs aux projets innovants et à fort potentiel. En termes de création d’entreprises, d’emplois et d’innovation, quel est le bilan à mi-parcours ?

Avant tout, le Prix Bjkd a été créé dans le but d’accompagner les entreprises déjà existantes. Les récompenses obtenues lors du concours permettent aux entrepreneurs de booster leurs entreprises en les agrandissant et en créant de l’employabilité. A ce jour, ce sont 34 entrepreneurs qui ont bénéficié de l’accompagnement financier et technique du concours à hauteur de 274 000 000 FCfa. Ces entrepreneurs tous confondus emploient plus de 1000 personnes avec une prédominance d’employabilité chez le 1er lauréat du Prix Bjkd, Sylvère Kouakou avec son entreprise Green Countries qui n’emploie pas moins de 500 personnes à temps plein et journalier.

Dans la zone de l’Uemoa, combien de pays aujourd’hui sont aptes à participer à ce concours ? Pouvez-vous revenir sur les critères de participation et l’âge requis pour les candidats ?

A ce jour, ce sont 16 pays qui peuvent participer au concours. Il s’agit des 8 pays de la zone Uemoa : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo. De 6 pays de la zone Cemac. Notamment, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo Brazzaville, Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad, ainsi que la République Démocratique du Congo (Rdc) et la Guinée.

Pour participer au concours, il faut être âgé de 18 à 40 ans au plus au moment du dépôt de la candidature. Et avoir la nationalité de l’un des 16 pays participants, avoir son siège social dans l’un des 16 pays participants. Diriger une entreprise en cours de développement et régulièrement constituée et immatriculée au registre du Commerce et du crédit mobilier.

Des innovations pour cette édition de 2024, au niveau de l’organisation et des prix ?

Pour cette 7e édition qui a été lancée le 2 mai 2024, nous n’avons aucune innovation pour le moment. Mais il faut noter qu’avec le Prix Bjkd, tout est envisageable jusqu’à la finale du concours qui est prévue le 21 septembre 2024.

Outre le grand prix pour le premier, un autre accompagnement est-il prévu ?

Outre l’accompagnement financier à hauteur de 25 000 000 FCfa, le grand Prix Janine Diagou bénéficiera d’un accompagnement de nos partenaires techniques aussi bien nationaux qu’internationaux.

Le prix Bjkd est une initiative ivoirienne. Au niveau de la Côte d’Ivoire, quelle est la valeur ajoutée en matière de lutte contre le chômage des jeunes et de mise en place de startups ?

Il est vrai que le Prix Bjkd reste une initiative ivoirienne, sa valeur ajoutée reste l’expansion des lauréats au-delà de nos frontières. Ce qui a une valeur significative quant à l’accroissement de la main d’œuvre et une expansion de la demande. En exemple, nous pouvons citer Sara Coulibaly avec sa marque Naïmadolls, Grand Prix Janine Diagou de la 3e édition du concours qui s’exporte aussi bien dans la sous-région, qu’en Europe et en Amérique.

Le concours pense-t-il s’étendre à tout le continent africain dans les années à venir ?

Oui, l’objectif du Prix est de couvrir les 54 pays d’Afrique d’ici à 2030. Cela ne serait possible sans l’appui de partenaires aussi bien locaux qu’internationaux. L’appui aux jeunes entrepreneurs est du ressort de tous et nous espérons que les partenaires afflueront de tous les pays pour nous permettre d’atteindre cet objectif et faire rayonner le savoir-faire de la jeunesse africaine au-delà des frontières africaines. Ce qui contribuera, à n’en point douter, à freiner l’immigration de masse de notre jeunesse.

Interview réalisée par


Le 05/06/24 à 09:04
modifié 05/06/24 à 13:17