Procès en appel sur la fraude sur la nationalité ivoirienne : L’homme d’affaires Abbas Baddredine déclaré non coupable

L’homme d’affaires, Abbas Baddredine. (Ph: Dr)
L’homme d’affaires, Abbas Baddredine. (Ph: Dr)
L’homme d’affaires, Abbas Baddredine. (Ph: Dr)

Procès en appel sur la fraude sur la nationalité ivoirienne : L’homme d’affaires Abbas Baddredine déclaré non coupable

Le 12/06/24 à 18:21
modifié 13/06/24 à 09:06
L’homme d’affaires libanais, Abbas Baddredine, accusé de falsification portant sur des documents administratifs et passeports ivoiriens, Abbas Baddredine, a été blanchi en appel par la Cour d'appel d'Abidjan, ce mercredi 12 juin 2024.

C’est tout heureux que son avocat, Me Donald Parfait Bedi, à sa sortie d’audience, a déclaré : « La vérité a triomphé. La cour, après une analyse objective du dossier, a déclaré notre client non coupable des faits qui lui étaient reprochés et ordonné sa relaxe ».

Sur la question de réparation, l’avocat a affirmé qu’il n’est pas question de réparation après que son client a purgé sa peine. Il a dit espérer que cette affaire soit désormais derrière eux. « Il n’est pas question de quelconques représailles ou de rancunes », a aussi mentionné Me Donald Parfait Bedi.

L’avocat de l'État de Côte d'Ivoire, Me Abdoulaye Ben Méité, tout en s'estimant heureux que, selon lui, le droit soit dit, a souligné que dans ce procès, l'État de Côte d’Ivoire s'était constitué partie civile et avait formulé des réclamations pécuniaires contre les coupables de faux documents.

« Le tribunal a jugé en faveur de notre prévention, confirmant ainsi que l'État de Côte d'Ivoire était bien fondé en tant que partie civile. L’Etat a même insisté sur l'importance de cette affaire pour l'identité nationale », a-t-il évoqué. Avant d’indiquer qu’au-delà du procès, c’est l’identité de la nationalité ivoirienne qui était en cause. « Car les faits qui ont été jugés concernaient des faux sur les documents administratifs, lesquels doivent être délivrés selon des formalités strictes, la cour ayant statué, toutes les personnes non impliquées ont été libérées », a soutenu l’avocat de l'Etat.

Faut-il le rappeler, Abbas Baddredine, directeur général de la société Plastica, avait été condamné le 11 décembre 2023. Il a été reconnu coupable des faits de complicité de faux et usage de faux commis sur des documents administratifs. Il a été conduit au Pôle pénitentiaire d'Abidjan (Ppa) en juillet 2023.

En répression, il a été condamné à 6 mois de prison, dont cinq (5) ferme et un (1) mois de sursis. La cour l’a également condamné à payer une amende de 500 000 FCfa.

Dans ce dossier, outre le patron de Plastica, 29 autres détenus ont connu leur sort. Tous les condamnés doivent payer la somme de 2 milliards de FCfa à l'Etat de Côte d'Ivoire pour dommages et intérêts.


Le 12/06/24 à 18:21
modifié 13/06/24 à 09:06