
Songon Agban : La génération Blessoué désormais apte à prendre la parole en public

Robert Beugré Mambé a appelé à la cohésion. « J’ai tenu à venir personnellement dans ce village pour vous apporter le message de paix, de fraternité et de solidarité. Parce que ce village constitue pour nous, à Songon, une grande référence », a déclaré le chef du gouvernement.
Selon lui, l’objectif recherché est le travail en symbiose, en s’appuyant sur les cadres de Songon Agban et des personnalités qui ne recherchent que le bien de la communauté.
C’est pourquoi, il rassure la génération Blessoué que les lendemains seront meilleur pour Songon. « Ce que nous avons retenu de faire pour Songon, grâce au Président de la République, Alassane Ouattara, ne fait que commencer. La première partie, c’est que nous avons voulu faciliter l’accès à Songon en partant d’Abidjan. Vous avez remarqué que l’autoroute qui a été faite va continuer peut-être même jusqu’à Dabou, parce que nous voulons qu’Abidjan et Songon soient reliés par un parcours maximum de dix minutes. Il y aura des zones industrielles, de grands commerces, de grands hôpitaux, de grandes écoles et de grands centres de formations des jeunes pour que ceux-ci soient en activité », a précisé Beugré Mambé.
Pour sa part, le chef du village de Songon Agban, Beugré Alloh Jérôme a, au nom de ses administrés, remercié tous ceux qui ont effectué le déplacement, répondant ainsi à l’appel de la génération Blessoué.
Il a rappelé que le peuple Tiama ou Atchan a institué ses danses martiales pour aller en expédition en vue de défendre leur cité et faire des conquêtes. « Selon la tradition orale reçue, cette fête est vielle de trois siècles. C’est une cérémonie initiatique », a-t-il signifié.

En outre, il a salué la génération Tchagba qui a encadré et coaché les Blessoué. « C’est le 28 décembre, un jour choisi parmi tant d’autres. Ce jour appelé, selon le calendrier atchan, Agou. Dans le mois de «Agogo min», c’est un jour béni par nos ancêtres », a-t-il rappelé, révélant que N’Dègo est une cérémonie de rituel obligatoire pour la société atchan.
À l’en croire, c’est le moment où chaque classe d’âge devra démonter sa puissance par le franchissement des obstacles physiques et surtout mystiques qui seront dressés. Cela permet de mesurer leurs puissances.
Ces épreuves, dit-il, constituent aux yeux des profanes des scènes de bagarres dans un désordre organisé. « Mais soyez rassurés. Ce désordre est voulu », a-t-il insisté, exprimant la fierté du peuple atchan d’avoir assuré la relève, mais aussi de préserver la continuité de sa culture.
Il a également exprimé sa gratitude au Premier ministre. « Votre présence ici ne nous surprend pas. Elle traduit l’intérêt que vous avez toujours porté au village de Songon Agban », s’est réjoui Beugré Alloh Jérôme.