Le Président Alassane Ouattara
L'éditorial d'Adama Koné: ‘‘En attendant... Godot’’
Les échos que nous renvoie les discours des cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), sur la probable candidature à la présidentielle d’octobre de leur mentor, Alassane Ouattara, ne laisse planer aucun doute. Presque tous les signaux convergent vers une réponse favorable du président du Rhdp. Mais, il ne faut pas oublier que c’est le 5 mars 2020, à Yamoussoukro, au pied de la Basilique, que devant le Congrès, le Chef de l’Etat avait annoncé.
Le suspense reste entier. Même si beaucoup estiment que la messe est dite sur la candidature du Président Alassane Ouattara à l’élection à la magistrature suprême du 25 octobre prochain en Côte d’Ivoire. Entre autres raisons évoquées pour cela, le temps. Ils soutiennent que la désignation d’un successeur qui porterait les couleurs du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), pour être efficace, aurait dû avoir lieu bien avant. Pour permettre que ce dernier ait le temps de prendre ses marques. En outre, militants, partisans, sympathisants, Alassanistes et responsables politiques estiment que les nombreux appels à la poursuite de l’œuvre entamée au sommet de l’État ne sauraient laisser le Chef de l’État indifférent.
Cependant, si l’on interroge l’histoire, on se rend bien compte que ces arguments ne peuvent résister à l’analyse. Mars 2020 – mars 2025, cela fera bientôt cinq ans que, dans la capitale ivoirienne, Yamoussoukro, ville natale du premier Président, Félix Houphouët-Boigny, son digne héritier, Alassane Ouattara, manifestait le désir de ne pas se présenter. Seulement, le Seigneur a rappelé que c’est à lui et à lui seul que revient le dernier mot. Le sort en a ainsi décidé autrement. Le Président Ouattara a été contraint de réviser sa position. Et de remonter au créneau, en retroussant les manches et en reprenant la truelle, pour continuer la merveilleuse construction d’un pays plein de potentialités.
Nous sommes à quelques semaines du mois de mars 2025. Il n’est donc pas tard pour que le Chef de l’État prenne une décision similaire. En tout cas, il reste maître de cette situation. Et n’oublions pas qu’il a plus d’un tour dans son sac. Au regard de la nomination, en octobre 2024, du Premier ministre, Robert Beugré Mambé. De toutes les façons, le Rhdp a sept possibilités de candidature. Le Président de la République lui-même et une demi-douzaine de cadres. Pour le moment, le parti consolide ses bases.
L’heure est au grand rassemblement. C’est la saison du cadrage de tout le territoire. Récemment, l’ancien Premier ministre, Patrick Achi, est revenu aux affaires. Auprès du Chef de l’État, comme conseiller spécial, il pourra jouer un grand rôle dans le Centre-Sud. C’est un homme de terrain. Il est président de conseil de région. Sa riche expérience dans le privé, dans l’administration, au gouvernement et au palais est un atout à capitaliser dans la bataille du Rhdp d’octobre prochain.
Toujours au Sud, l’ancien ministre des Sports, Claude Paulin Danho, aujourd’hui premier vice-gouverneur du district autonome d’Abidjan, a un rôle important à jouer. Dans le centre, Jeannot Ahoussou-Kouadio est déjà sur le terrain.
Le 22 janvier dernier, il confiait une mission au mouvement « 2025 Ewan Ado ». Pour lui, « les sept régions du V baoulé doivent être le fer de lance de la victoire du Président Ouattara ». Dans le Grand Ouest, c’est Albert Mabri Toikeusse qui vient boucler le dispositif offensif pour la présidentielle 2025, pour ne citer que ces personnalités qui viennent renforcer un dispositif offensif qui se déploie depuis des mois sur tout le pays, au nord, à l’est, au centre-ouest...
En plus, le Président Ouattara a la bénédiction de la terre. Les planteurs ivoiriens sont mobilisés derrière lui. Au mois de juillet 2024, les producteurs de café et de cacao ont donné le ton. En guise de remerciement pour les prix rémunérateurs qui leur permettent de bénéficier de 60% des prix fixés à l’international, ils ont pris une résolution: celle de payer la caution de 50 millions de F Cfa pour la présidentielle. Le vent en faveur de Ouattara ne souffle pas que sous les cacaoyers. A l’ombre des anacardiers également, les paysans sont prêts à casser la tirelire. Le kilogramme de noix de cajou fixé à 425 F Cfa, le 17 janvier dernier, inspire de la reconnaissance. Enregistrant un bond de 54,54% (275 F Cfa, la campagne dernière). Il n’en a pas fallu plus pour que les premiers acteurs de la filière, pour dire merci au Chef de l’État, décident de payer, eux aussi, la caution.
En attendant donc la décision tant attendue, l’on peut se contenter des assurances de santé et de volonté de poursuivre l’aventure, affichées par le Chef de l’État, devant la communauté diplomatique en Côte d’Ivoire. Un premier indice qui vaut son pesant d’or.
Comme l’amorce de l’atterrissage d’un avion, le Président Alassane Ouattara procède par approche. Il vient d’engager la descente en passant à des altitudes basses. Prochainement, les passagers du vol Ivoire sentiront le besoin d’attacher leur ceinture. Suivra la sortie du train d’atterrissage. Mais sur quelle piste (deuxième mandat ou désignation d’un successeur) se posera l’aéronef ? Seul le commandant a le plan de vol.
Cependant, si l’on interroge l’histoire, on se rend bien compte que ces arguments ne peuvent résister à l’analyse. Mars 2020 – mars 2025, cela fera bientôt cinq ans que, dans la capitale ivoirienne, Yamoussoukro, ville natale du premier Président, Félix Houphouët-Boigny, son digne héritier, Alassane Ouattara, manifestait le désir de ne pas se présenter. Seulement, le Seigneur a rappelé que c’est à lui et à lui seul que revient le dernier mot. Le sort en a ainsi décidé autrement. Le Président Ouattara a été contraint de réviser sa position. Et de remonter au créneau, en retroussant les manches et en reprenant la truelle, pour continuer la merveilleuse construction d’un pays plein de potentialités.
Nous sommes à quelques semaines du mois de mars 2025. Il n’est donc pas tard pour que le Chef de l’État prenne une décision similaire. En tout cas, il reste maître de cette situation. Et n’oublions pas qu’il a plus d’un tour dans son sac. Au regard de la nomination, en octobre 2024, du Premier ministre, Robert Beugré Mambé. De toutes les façons, le Rhdp a sept possibilités de candidature. Le Président de la République lui-même et une demi-douzaine de cadres. Pour le moment, le parti consolide ses bases.
L’heure est au grand rassemblement. C’est la saison du cadrage de tout le territoire. Récemment, l’ancien Premier ministre, Patrick Achi, est revenu aux affaires. Auprès du Chef de l’État, comme conseiller spécial, il pourra jouer un grand rôle dans le Centre-Sud. C’est un homme de terrain. Il est président de conseil de région. Sa riche expérience dans le privé, dans l’administration, au gouvernement et au palais est un atout à capitaliser dans la bataille du Rhdp d’octobre prochain.
Toujours au Sud, l’ancien ministre des Sports, Claude Paulin Danho, aujourd’hui premier vice-gouverneur du district autonome d’Abidjan, a un rôle important à jouer. Dans le centre, Jeannot Ahoussou-Kouadio est déjà sur le terrain.
Le 22 janvier dernier, il confiait une mission au mouvement « 2025 Ewan Ado ». Pour lui, « les sept régions du V baoulé doivent être le fer de lance de la victoire du Président Ouattara ». Dans le Grand Ouest, c’est Albert Mabri Toikeusse qui vient boucler le dispositif offensif pour la présidentielle 2025, pour ne citer que ces personnalités qui viennent renforcer un dispositif offensif qui se déploie depuis des mois sur tout le pays, au nord, à l’est, au centre-ouest...
En plus, le Président Ouattara a la bénédiction de la terre. Les planteurs ivoiriens sont mobilisés derrière lui. Au mois de juillet 2024, les producteurs de café et de cacao ont donné le ton. En guise de remerciement pour les prix rémunérateurs qui leur permettent de bénéficier de 60% des prix fixés à l’international, ils ont pris une résolution: celle de payer la caution de 50 millions de F Cfa pour la présidentielle. Le vent en faveur de Ouattara ne souffle pas que sous les cacaoyers. A l’ombre des anacardiers également, les paysans sont prêts à casser la tirelire. Le kilogramme de noix de cajou fixé à 425 F Cfa, le 17 janvier dernier, inspire de la reconnaissance. Enregistrant un bond de 54,54% (275 F Cfa, la campagne dernière). Il n’en a pas fallu plus pour que les premiers acteurs de la filière, pour dire merci au Chef de l’État, décident de payer, eux aussi, la caution.
En attendant donc la décision tant attendue, l’on peut se contenter des assurances de santé et de volonté de poursuivre l’aventure, affichées par le Chef de l’État, devant la communauté diplomatique en Côte d’Ivoire. Un premier indice qui vaut son pesant d’or.
Comme l’amorce de l’atterrissage d’un avion, le Président Alassane Ouattara procède par approche. Il vient d’engager la descente en passant à des altitudes basses. Prochainement, les passagers du vol Ivoire sentiront le besoin d’attacher leur ceinture. Suivra la sortie du train d’atterrissage. Mais sur quelle piste (deuxième mandat ou désignation d’un successeur) se posera l’aéronef ? Seul le commandant a le plan de vol.