
Le gouvernement ivoirien est fermement convaincu les obligations thématiques joueront un fondamental dans l’espace Uemoa. (DR)
Le gouvernement ivoirien est fermement convaincu les obligations thématiques joueront un fondamental dans l’espace Uemoa. (DR)
Financement du développement durable : Régulateurs, investisseurs et émetteurs de l’Uemoa se concertent à Abidjan
La Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) et le Global grenn growth institute (Gggi) ont organisé le vendredi 14 février 2025, à Abidjan, une table ronde sur le thème : « Evaluation des stratégies de préparation et de renforcement des obligations thématiques dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ».
Il s’est agi au cours de cette rencontre, d’identifier les lacunes dans la préparation réglementaire, économique et institutionnelle de l’Uemoa ; d’élaborer un plan d’action pour renforcer les capacités des acteurs du marché à travers des formations, une assistance technique et des plateformes de partage d’informations.
Mais aussi de proposer des recommandations stratégiques pour inciter les émetteurs, attirer les investisseurs et renforcer le rôle des intermédiaires financiers, ainsi que de définir un cadre de collaboration associant acteurs du marché, régulateurs et partenaires de développement pour soutenir le marché des obligations thématiques.
Le directeur de cabinet, Parfait Kouadio, représentant le ministre de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique, Jacques Assahoré Konan, a souligné que le gouvernement ivoirien est fermement convaincu que les obligations thématiques joueront un fondamental dans l’espace Uemoa. « Elles soutiendront non seulement le développement durable mais répondront également aux défis socio-économiques et environnementaux, tout en mobilisant des financements innovants », dit-il.
Pour lui, cet engagement du gouvernement s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République Alassane Ouattara, visant à renforcer le leadership de la Côte d’Ivoire en matière de transition écologique et de croissance verte durable, résiliente et inclusive. En effet, dit-il, une telle transition requiert la diversification des instruments et mécanismes de financement et que les obligations thématiques représentent une opportunité stratégique.
Pour le président de l’Autorité des marchés financiers de l’Uemoa (Amf-Uemoa), Badanam Patoki, le changement climatique, la dégradation de la biodiversité, la pauvreté, l’injustice sociale et l’accès limité aux services essentiels sont autant de problèmes qui nécessitent une action collective immédiate et audacieuse.
Dans ce contexte mondial marqué par l’urgence climatique et la nécessité d’une transition économique durable, il est impératif que nous renforcions les cadres et les instruments financiers capables de mobiliser des ressources en faveur du développement durable », a-t-il proposé.
Le directeur de département des opérations et des systèmes d’information, Moussa Davou, représentant le directeur général de la Brvm, Dr Edoh Kossi Amenounvé, a expliqué que le changement climatique est l’un des plus grands défis à relever au 21e siècle. « Si des mesures ne sont pas prises immédiatement contre le changement climatique, l’économie mondiale pourrait subir une perte de 50% de son Pib entre 2070 et 2090 », a-t-il alerté.
Selon lui, lors de la Cop28, les marchés de capitaux africains se sont engagés à mobiliser davantage de ressources pour combler le déficit de financement climatique en vue d’atteindre les objectifs du développement durable (Odd) à l’horizon 2030. C’est dans cette optique que la Brvm a défini dans son plan stratégique 2021-2025, une stratégie visant à susciter au sein de l’Uemoa, le recours aux instruments de la finance durable pour renforcer le financement des différentes économies. C’est ainsi que la Brvm a signé un accord de coopération le 14 septembre 2022, avec la Bourse de Luxembourg, puis en avril 2024, un protocole d’accord avec le Gggi pour améliorer l’accès aux obligations vertes, sociales et durables (Gss) en Afrique de l’Ouest francophone.
« Jusqu’à présent, le marché a réussi à mobiliser près de 100 milliards de Fcfa pour soutenir la transition écologique (...) en 2024, les émissions mondiales cumulées d’obligations à caractère durable ont dépassé le chiffre impressionnant de 5700 milliards de dollars », fait-il observer.
La directrice régionale Afrique du Gggi, Mme Katerina Syngellankis, s’est félicitée de la tenue de cette table ronde. Selon elle, l’Afrique a besoin de plus d’1milliard de dollars par an pour répondre à ses besoins de développement durable d’ici 2030.
Mais aussi de proposer des recommandations stratégiques pour inciter les émetteurs, attirer les investisseurs et renforcer le rôle des intermédiaires financiers, ainsi que de définir un cadre de collaboration associant acteurs du marché, régulateurs et partenaires de développement pour soutenir le marché des obligations thématiques.
Le directeur de cabinet, Parfait Kouadio, représentant le ministre de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique, Jacques Assahoré Konan, a souligné que le gouvernement ivoirien est fermement convaincu que les obligations thématiques joueront un fondamental dans l’espace Uemoa. « Elles soutiendront non seulement le développement durable mais répondront également aux défis socio-économiques et environnementaux, tout en mobilisant des financements innovants », dit-il.
Pour lui, cet engagement du gouvernement s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République Alassane Ouattara, visant à renforcer le leadership de la Côte d’Ivoire en matière de transition écologique et de croissance verte durable, résiliente et inclusive. En effet, dit-il, une telle transition requiert la diversification des instruments et mécanismes de financement et que les obligations thématiques représentent une opportunité stratégique.
Pour le président de l’Autorité des marchés financiers de l’Uemoa (Amf-Uemoa), Badanam Patoki, le changement climatique, la dégradation de la biodiversité, la pauvreté, l’injustice sociale et l’accès limité aux services essentiels sont autant de problèmes qui nécessitent une action collective immédiate et audacieuse.
Dans ce contexte mondial marqué par l’urgence climatique et la nécessité d’une transition économique durable, il est impératif que nous renforcions les cadres et les instruments financiers capables de mobiliser des ressources en faveur du développement durable », a-t-il proposé.
Le directeur de département des opérations et des systèmes d’information, Moussa Davou, représentant le directeur général de la Brvm, Dr Edoh Kossi Amenounvé, a expliqué que le changement climatique est l’un des plus grands défis à relever au 21e siècle. « Si des mesures ne sont pas prises immédiatement contre le changement climatique, l’économie mondiale pourrait subir une perte de 50% de son Pib entre 2070 et 2090 », a-t-il alerté.
Selon lui, lors de la Cop28, les marchés de capitaux africains se sont engagés à mobiliser davantage de ressources pour combler le déficit de financement climatique en vue d’atteindre les objectifs du développement durable (Odd) à l’horizon 2030. C’est dans cette optique que la Brvm a défini dans son plan stratégique 2021-2025, une stratégie visant à susciter au sein de l’Uemoa, le recours aux instruments de la finance durable pour renforcer le financement des différentes économies. C’est ainsi que la Brvm a signé un accord de coopération le 14 septembre 2022, avec la Bourse de Luxembourg, puis en avril 2024, un protocole d’accord avec le Gggi pour améliorer l’accès aux obligations vertes, sociales et durables (Gss) en Afrique de l’Ouest francophone.
« Jusqu’à présent, le marché a réussi à mobiliser près de 100 milliards de Fcfa pour soutenir la transition écologique (...) en 2024, les émissions mondiales cumulées d’obligations à caractère durable ont dépassé le chiffre impressionnant de 5700 milliards de dollars », fait-il observer.
La directrice régionale Afrique du Gggi, Mme Katerina Syngellankis, s’est félicitée de la tenue de cette table ronde. Selon elle, l’Afrique a besoin de plus d’1milliard de dollars par an pour répondre à ses besoins de développement durable d’ici 2030.