
Des délégués affiliés aux Forces de soutien rapide du Soudan (FSR) lors d'une réunion pour la signature d'une charte politique qui prévoirait un « gouvernement de paix et d'unité » pour gouverner les territoires contrôlés par la force à Nairobi, au Kenya, le 18 février 2025. © Monicah Mwangi / REUTERS
Des délégués affiliés aux Forces de soutien rapide du Soudan (FSR) lors d'une réunion pour la signature d'une charte politique qui prévoirait un « gouvernement de paix et d'unité » pour gouverner les territoires contrôlés par la force à Nairobi, au Kenya, le 18 février 2025. © Monicah Mwangi / REUTERS
Soudan: un gouvernement parallèle en formation, vers un scénario à la libyenne?
Les FSR dominent déjà la quasi-totalité des cinq États du Darfour. Si l’on y ajoute les zones sous contrôle d'Abdelaziz el-Hilu au Kordofan et au Nil Bleu, l’alliance s’étend désormais sur plus de la moitié du pays. Cette vaste zone bénéficie d’un accès frontalier stratégique avec la Libye, le Tchad, la République centrafricaine, le Soudan du Sud et l’Éthiopie.
Face à cette situation, des experts redoutent un scénario similaire à celui de la Libye, où deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir sur fond de divisions géographiques et politiques. L’ONU a exprimé son inquiétude quant aux formulations de la charte de Nairobi, affirmant qu’elle « pourrait accroître la fragmentation du pays et aggraver la crise ». Lire la suite...