Bois d’hévéa : La Fph-CI veut en faire une source de revenu pour les hévéaculteurs

Le président du Conseil d’administration de la Fph-CI, Koblavi-Dibi Michel. (Ph: Dr)
Le président du Conseil d’administration de la Fph-CI, Koblavi-Dibi Michel. (Ph: Dr)
Le président du Conseil d’administration de la Fph-CI, Koblavi-Dibi Michel. (Ph: Dr)

Bois d’hévéa : La Fph-CI veut en faire une source de revenu pour les hévéaculteurs

Le 02/04/25 à 06:50
modifié 02/04/25 à 16:26
La Fédération des organisations professionnelles agricoles (Opa) de producteurs de la filière Hévéa de Côte d’Ivoire (Fph-CI) franchit une nouvelle étape. Cette initiative s’inscrit dans sa quête constante d’amélioration des conditions de vie des producteurs.

Après le succès de la valorisation des graines d’hévéa lancée en 2024, la fédération s’engage dans un nouveau projet : « la valorisation du bois d’hévéa dans le cadre de la régénération du verger hévéicole », en vue d’en faire le levier pour un développement durable au profit de la filière hévéa et de l’économie ivoirienne.

Réunis à Yamoussoukro le 26 mars 2025, le Conseil d’administration de la Fph-CI, la direction exécutive, les présidents et chefs secteurs Fph-CI, en collaboration avec des experts du Cnra et de l’Apromac, ont entrepris de définir un mode opératoire formalisé en vue d’exploiter cette ressource encore sous-estimée. En fin de cycle de production du latex, l’hévéa représente en effet une source de revenu additionnel pour les hévéacultures, leur permettant de financer la régénération de leurs plantations.

« D’ici à 2040, ce sont près de 10 millions de mètres cubes de bois qui devront être commercialisés d’après une étude du Firca », a indiqué le président du Conseil d’administration de la Fph-CI, Koblavi-Dibi Michel, qui reprenait les résultats d’une étude du Firca.

Selon lui, le bois d’hévéa est encore sous-exploité. « Le bois d’hévéa est souvent utilisé comme bois de chauffe ou charbon, alors qu’il peut servir à fabriquer des meubles et bien d’autres produits de qualité. Nous avons, il y a un mois, recensé un million de bois d'hévéa qui sont arrivés à terme. Ils ne sont plus rentables, il faut les couper. Il faut sûrement les vendre sur le marché intérieur et les exporter », a-t-il expliqué.

Grâce à ce projet, la Fph-CI répond à un triple enjeu : améliorer davantage les revenus des producteurs, investir dans l’industrie locale et mondiale du bois ainsi que dans le renouvellement du verger à travers le remplacement des arbres en fin de vie par de nouveaux plants d’hévéa. À travers cette démarche, la Fph-CI participe activement à la vision gouvernementale de modernisation du secteur agricole, qui fait de la transformation locale des matières premières un pilier stratégique du développement économique.

Avec une production de 1,68 million de tonnes de caoutchouc en 2024, la Côte d’Ivoire se positionne déjà comme un acteur clé du marché mondial du caoutchouc. Ce projet novateur ouvre désormais la voie à une diversification stratégique.

En valorisant pleinement l’hévéa – du latex aux graines, en passant par le bois – la Fph-CI prouve, une fois encore, son rôle moteur dans la transformation structurelle de la filière, en parfaite synergie avec les ambitions économiques et écologiques du gouvernement ivoirien.



Le 02/04/25 à 06:50
modifié 02/04/25 à 16:26