
3e Foire du Made in Côte d’Ivoire : Il faut « produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons », selon Adama Bictogo
" Cette souveraineté alimentaire nous invite à produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons. Cette démarche inclut donc la priorité donnée à la production locale de nos produits dans tout leur diversité pour répondre aux besoins de consommation de notre population", a-t-il lancé. Parce qu’a-t-il rappelé, la crise ukrainienne et la Covid-19 ont montré la nécessité pour chaque pays de renforcer son autonomie dans divers domaines.

C’est en cela qu’il s’est félicité des différentes politiques en faveur de la souveraineté alimentaire en 2030 et l’ambition du gouvernement de réaliser la transformation locale d’au moins 50 % des matières locales d’ici à 2050.
Adama Bictogo a indiqué que cela passe nécessairement par la promotion de champions nationaux. Le parrain de la Fomci 2025 en a profité pour inviter les investisseurs locaux et étrangers à tirer profit de l’attractivité de l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire.
Mais également le secteur bancaire a accompagné davantage les jeunes et les femmes pour le financement de leurs activités génératrices de revenus.
Dr Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce et de l’Industrie, a fait sienne l’appel d’Adama Bictogo. Il a souligné la nécessité de revoir le mode consommation d’une population ivoirienne de 31,2 millions d’individus dont les 30 % constituent une classe moyenne dynamique avec un taux d’urbanisation de 3,5 %.

Au dire de Dr Souleymane Diarrassouba, la Fomci est en réalité la vitrine du savoir-faire du secteur privé local. « Les produits locaux constituent de véritables joyaux de notre économie et de notre culture. Ils ne sont pas seulement des biens de consommation, mais incarnent notre identité, notre savoir-faire et notre patrimoine. Fabriqués avec soin et passion par des producteurs, des artisans et des industriels dévoués, chaque produit raconte une histoire unique, celle de notre terre, de nos traditions et de notre culture », a-t-il déclaré.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie a aussi appelé les entreprises à placer la compétitivité et l’innovation au cœur de leur mode de production pour se démarquer. Ce, notamment à travers la qualité du produit , le prix et l’investissement dans la recherche.
Avec la certification, les entreprises finissent par assoir leur notoriété face à la concurrence régionale et continentale, a-t-il indiqué.

Quant au commissaire général de l’évènement, Aimé Koizan, directeur général du commerce extérieur, Il a adressé des remerciements notamment aux 160 exposants d’une vingtaine de filières repartis sur la centaine de stands dont deux pour le montage automobile.
Il a aussi invité les populations à visiter la foire. Mais également les grandes entreprises à explorer davantage les opportunités d’affaires avec les startups et autres porteurs de projets.
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence notable du président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), Dr Aka Aouélé, de l’inspecteur général d’État, Ahoua N’Doli, des ministres-gouverneurs des Districts des Lacs et du Bas-Sassandra, Raymonde Goudou-Coffi et Philippe Légré.