Organisation interafricaine du café : Le Togo, premier pays à officialiser son acceptation de l’Accord 2020

Le secrétaire général de l’Oiac, Solomon Rutega, a réceptionné l’instrument d’acceptation des autorités togolaises, hier (DR)
Le secrétaire général de l’Oiac, Solomon Rutega, a réceptionné l’instrument d’acceptation des autorités togolaises, hier (DR)
Le secrétaire général de l’Oiac, Solomon Rutega, a réceptionné l’instrument d’acceptation des autorités togolaises, hier (DR)

Organisation interafricaine du café : Le Togo, premier pays à officialiser son acceptation de l’Accord 2020

Le 03/04/25 à 07:39
modifié 03/04/25 à 13:39
La République du Togo a officiellement remis son instrument d’acceptation de l’accord de l’Organisation interafricaine du café (Oiac) de 2020 le mercredi 2 avril 2025, dans les bureaux de l’Oiac sis à la Caistab, à Abidjan-Plateau.

C’est le président de l’Oiac, l’ambassadeur Solomon Rutega, qui a réceptionné les documents des mains de Anselme Gouthon, secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao du Togo (Ccfcc-Togo), en présence de Awoki Panassa, haut-commissaire du Togo-Accra, au Ghana.

« Je voudrais, au nom de l’Oiac, exprimer notre profonde gratitude à son excellence, le Président de la République togolaise et à son gouvernement pour leur soutien indéfectible. Nous saluons, en particulier, les contributions essentielles de Anselme Gouthon, secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao du Togo, ainsi que son excellence Awoki Panassa, haut commissaire du Togo à Accra », s’est exprimé le secrétaire général de l’Oiac.

Qui s’est ensuite félicité du rôle clé joué par le Togo dans le développement et l’évolution de l’Oiac. Selon lui, le Togo fut notamment le premier pays à rejoindre, le 31 août 1961, les 11 Etats membres fondateurs de l’organisation.

Ensuite, le 11 mai 2023, il a, une fois de plus, réaffirmé son engagement en faveur du programme du café africain en devenant le premier pays à signer l’accord de l’Oiac de 2020, démontrant ainsi sa détermination à faire avancer la cause du café en Afrique.

« La remise de cet instrument d’acceptation témoigne une fois de plus le leadership et l’engagement constant du Togo en faveur des objectifs communs des Nations africaines productrices de café », a-t-il soutenu.

Anselme Gouthon, secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao du Togo (Ccfcc-Togo), a, au nom du gouvernement togolais, dit sa fierté de remettre l’instrument d’acceptation de l’accord de l’Oiac de 2020.

Une volonté de son pays de contribuer à la valorisation du café. Car le Togo, à travers cet acte, veut jouer un rôle clé dans le développement et l’évolution de l’Oiac. « La remise de cet instrument d’acceptation témoigne une fois de plus notre engagement constant en faveur des objectifs communs des nations africaines productrices de café. Le café demeure une source essentielle de devises étrangères pour de nombreuses économies africaines », a-t-il justifié.

Le Togo, en signant l’instrument d’acceptation de l’accord de l’Oiac de 2020, va profiter de nouvelles possibilités de coopération et d’intégration sous-régionale dans l’économie caféière liées aux nouveaux organes tels que le Fonds de développement du café africain et le Conseil consultatif du secteur privé. Cet avantage pourrait permettre à la filière café du Togo de se renforcer un peu plus sur la scène africaine.

L’accord de l’Oiac de 2020, le troisième du genre depuis la création de l’organisation, a été adopté à la 60e Assemblée générale tenue au Ghana et la date officielle de la mise en application est 2024 lors la 63e Assemblée générale en Ethiopie.

L’accord vise à renforcer le secteur africain du café par une coopération accrue, une valorisation renforcée et une participation élargie des nations africaines consommatrices de café ainsi que des acteurs du secteur privé. L’Ioac compte 25 pays dont la Côte d’Ivoire qui héberge le siège.


Le 03/04/25 à 07:39
modifié 03/04/25 à 13:39