
Les élèves du lycée classique de Cocody ont eu droit à leur emploi du temps habituel. (Ph: Dr)
Les élèves du lycée classique de Cocody ont eu droit à leur emploi du temps habituel. (Ph: Dr)
Mot d’ordre de grève lancé dans l’éducation-formation : Le mouvement partiellement suivi à Cocody
Dispositif sécuritaire de la police, des groupuscules d’élèves par endroits, l’établissement transformé en cours de récréation, des salles de classe fermées... C’est le décor que le Lycée moderne de Cocody affichait jeudi 3 avril 2025, à 9H00.
Une situation qui a contraint les écoliers à rebrousser chemin après plusieurs heures d’attente infructueuses. Au nombre desquels, Achi Emmanuelle, élève en classe de 1re A. S’étant rendue à l’école très tôt le matin, pour son premier cours de la journée censé débuter à 7H30, elle a été surprise de constater l’absence de son enseignant.
« Je retourne à la maison parce que les professeurs ne sont pas là ! C’est ce matin que j’ai appris que les enseignants sont en grève. Je ne sais pas combien de temps la grève va durer, donc je préfère rentrer chez moi au lieu de rester ici à traîner », explique la jeune fille rencontrée à la sortie de l’établissement. Comme elle, Paul Armel, de la classe de seconde C, était sur le chemin du retour.
Contrairement à Emmanuelle, Paul Armel était heureux parce qu’il venait d’échapper à un devoir de physique pour lequel il n’était pas suffisamment préparé. « Je suis content parce que le devoir se fera à la reprise. J’aurai l’occasion de bien me préparer. Mais je souhaite que les grévistes reprennent le travail parce que nous voulons terminer les programmes », émet-il le vœu.
Les élèves ont suivi leur emploi du temps habituel
Mais avant de faire le constat de la mi-journée, la proviseure, sollicitée par l’équipe de reportage pour faire un état des lieux de la situation qui prévaut, n’a pas jugé cette démarche opportune. « Madame la proviseure dit qu’elle ne peut pas vous recevoir. Sans son autorisation, vous n’avez pas le droit de vous adresser aux élèves et au personnel », s’est voulu clair la secrétaire.
Dans la même commune de Cocody, l’impact de la grève était quasi inexistante au lycée Sainte-Marie, situé dans les environs du Lycée moderne. C’était le calme plat. Les cours ont eu lieu comme d’habitude. Une présence policière a été notée également à l’entrée de l’établissement, et les élèves ont suivi leur emploi du temps habituel.
Dans ses bureaux, la proviseure, Georgette Ouattara Klintcho Coulibaly était en séance de travail avec des inspecteurs de l’éducation nationale. « Je suis à mon poste mais je ne peux pas me prononcer sur la situation de grève. Référez-vous au service de communication du ministère de l’Éducation nationale », a-t-elle suggéré après quelques minutes d’échanges.
Outre le lycée Sainte-Marie, au lycée classique de Cocody, les ‘’caïmans’’ étaient au rendez-vous habituel. Les élèves étaient en grand nombre dans les classes. Dans une classe de seconde C, c’était le cours de mathématiques qui était dispensé après quelques minutes de pause (récréation). Le proviseur Fougnigué Mamadou Coulibaly veillait au grain.
Tour à tour, ses enseignants se succédaient dans son bureau pour faire le point de la matinée. « Les cours se déroulent bien ici. Les enseignants ont répondu présents. Tout se passe bien. Nous avons reçu aussi la visite des inspecteurs de l'Éducation nationale », confie-t-il.
Le proviseur a par ailleurs fait savoir que les programmes de l’année scolaire avancent très bien. « Nous nous sommes donné jusqu’à fin avril pour achever les programmes. Une ambition réalisée à 75%. Notre avantage est que nous avons commencé les cours le 9 septembre 2024. Il y a même des enseignants qui pourront terminer leur programme dans une semaine. Il y a des classes qui ont déjà toutes les notes. On peut vous assurer que tout va bien », dit-il confiant.
Faut-il le rappeler, les syndicats de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ont appelé à une grève les 3 et 4 avril 2025, avec la possibilité de reconduction en cas d’absence de réponse du gouvernement. Ce en vue de leur revendication qui concerne la prime d’incitation en faveur des fonctionnaires dudit secteur.
Dans un communiqué publié le 2 avril 2025, la ministre d’État, Anne Désirée Ouloto, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à résoudre les problèmes des fonctionnaires, notamment les enseignants, par le biais du dialogue.
Selon le communiqué, une rencontre avait eu lieu fin mars entre le ministère et les syndicats, dans le but de préparer les prochaines étapes des négociations. Cependant, les syndicats ont choisi de rompre le dialogue et d’annoncer une grève de 48 heures.
« Je retourne à la maison parce que les professeurs ne sont pas là ! C’est ce matin que j’ai appris que les enseignants sont en grève. Je ne sais pas combien de temps la grève va durer, donc je préfère rentrer chez moi au lieu de rester ici à traîner », explique la jeune fille rencontrée à la sortie de l’établissement. Comme elle, Paul Armel, de la classe de seconde C, était sur le chemin du retour.
Contrairement à Emmanuelle, Paul Armel était heureux parce qu’il venait d’échapper à un devoir de physique pour lequel il n’était pas suffisamment préparé. « Je suis content parce que le devoir se fera à la reprise. J’aurai l’occasion de bien me préparer. Mais je souhaite que les grévistes reprennent le travail parce que nous voulons terminer les programmes », émet-il le vœu.
Les élèves ont suivi leur emploi du temps habituel
Mais avant de faire le constat de la mi-journée, la proviseure, sollicitée par l’équipe de reportage pour faire un état des lieux de la situation qui prévaut, n’a pas jugé cette démarche opportune. « Madame la proviseure dit qu’elle ne peut pas vous recevoir. Sans son autorisation, vous n’avez pas le droit de vous adresser aux élèves et au personnel », s’est voulu clair la secrétaire.
Dans la même commune de Cocody, l’impact de la grève était quasi inexistante au lycée Sainte-Marie, situé dans les environs du Lycée moderne. C’était le calme plat. Les cours ont eu lieu comme d’habitude. Une présence policière a été notée également à l’entrée de l’établissement, et les élèves ont suivi leur emploi du temps habituel.
Dans ses bureaux, la proviseure, Georgette Ouattara Klintcho Coulibaly était en séance de travail avec des inspecteurs de l’éducation nationale. « Je suis à mon poste mais je ne peux pas me prononcer sur la situation de grève. Référez-vous au service de communication du ministère de l’Éducation nationale », a-t-elle suggéré après quelques minutes d’échanges.
Outre le lycée Sainte-Marie, au lycée classique de Cocody, les ‘’caïmans’’ étaient au rendez-vous habituel. Les élèves étaient en grand nombre dans les classes. Dans une classe de seconde C, c’était le cours de mathématiques qui était dispensé après quelques minutes de pause (récréation). Le proviseur Fougnigué Mamadou Coulibaly veillait au grain.
Tour à tour, ses enseignants se succédaient dans son bureau pour faire le point de la matinée. « Les cours se déroulent bien ici. Les enseignants ont répondu présents. Tout se passe bien. Nous avons reçu aussi la visite des inspecteurs de l'Éducation nationale », confie-t-il.
Le proviseur a par ailleurs fait savoir que les programmes de l’année scolaire avancent très bien. « Nous nous sommes donné jusqu’à fin avril pour achever les programmes. Une ambition réalisée à 75%. Notre avantage est que nous avons commencé les cours le 9 septembre 2024. Il y a même des enseignants qui pourront terminer leur programme dans une semaine. Il y a des classes qui ont déjà toutes les notes. On peut vous assurer que tout va bien », dit-il confiant.
Faut-il le rappeler, les syndicats de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle ont appelé à une grève les 3 et 4 avril 2025, avec la possibilité de reconduction en cas d’absence de réponse du gouvernement. Ce en vue de leur revendication qui concerne la prime d’incitation en faveur des fonctionnaires dudit secteur.
Dans un communiqué publié le 2 avril 2025, la ministre d’État, Anne Désirée Ouloto, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à résoudre les problèmes des fonctionnaires, notamment les enseignants, par le biais du dialogue.
Selon le communiqué, une rencontre avait eu lieu fin mars entre le ministère et les syndicats, dans le but de préparer les prochaines étapes des négociations. Cependant, les syndicats ont choisi de rompre le dialogue et d’annoncer une grève de 48 heures.