Décès d’Amadou Bagayoko du couple Amadou & Mariam : La guitare du Mali s’est tue

Décès d’Amadou Bagayoko du couple Amadou & Mariam
Décès d’Amadou Bagayoko du couple Amadou & Mariam
Décès d’Amadou Bagayoko du couple Amadou & Mariam

Décès d’Amadou Bagayoko du couple Amadou & Mariam : La guitare du Mali s’est tue

Le 04/04/25 à 20:11
modifié 04/04/25 à 20:13
Une page se tourne dans l’histoire de la musique africaine. Amadou Bagayoko, moitié du duo emblématique Amadou & Mariam, s’est éteint ce vendredi 4 avril 2025, à Bamako à l’âge de 70 ans, des suites d’une maladie. La nouvelle, confirmée par sa famille et le ministre malien de la Culture, plonge le Mali et le monde musical dans une profonde tristesse.

Avec lui disparaît l’un des visages les plus lumineux de la musique malienne contemporaine. Celui dont le nom était indissociable de la douce voix de Mariam Doumbia, son épouse et partenaire de scène depuis plus de quatre décennies.

Né en 1955, Amadou Bagayoko perd la vue dans son enfance, mais développe très tôt une oreille musicale hors du commun. Guitariste prodige, il intègre dans les années 1970 Les Ambassadeurs du Motel de Bamako, avant de rencontrer Mariam à l’Institut des jeunes aveugles. Ensemble, ils forment un duo aussi tendre que talentueux, unissant amour, engagement et musique.

Le couple devient rapidement une référence internationale. Leur style, fusion subtile de blues, afrobeat, rock et musique traditionnelle malienne, séduit bien au-delà des frontières du continent. Leur hit “Dimanche à Bamako”, produit par Manu Chao, les propulse sur la scène mondiale, tout comme “Je pense à toi” ou encore “Beaux dimanches”. De Coachella à Glastonbury, en passant par les Grammy Awards, Amadou & Mariam ont fait danser la planète entière, tout en portant haut les couleurs du Mali.

Mais derrière la renommée, Amadou est resté un homme simple, d’une rare humilité, au sourire permanent, à l’écoute généreuse. Le succès n’a jamais altéré l’humanité de cet artiste exceptionnel. Pour beaucoup, il n’était pas seulement un musicien, mais un pont vivant entre tradition et modernité, un bâtisseur de paix par la musique.

Aujourd’hui, Mariam pleure un mari, le Mali perd un maître, et la guitare, un virtuose.

Le silence laissé par son départ est immense. Mais ses notes, elles, résonneront à jamais dans les cœurs.



Le 04/04/25 à 20:11
modifié 04/04/25 à 20:13