Assemblées annuelles de la Bad 2025 : dix ans d’investissements pour raccorder plus de 25 millions de personnes à l’électricité

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, visite le complexe solaire Noor Ouarzazate, au Maroc, le 22 juillet 2016. (Ph:Bad)
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, visite le complexe solaire Noor Ouarzazate, au Maroc, le 22 juillet 2016. (Ph:Bad)
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, visite le complexe solaire Noor Ouarzazate, au Maroc, le 22 juillet 2016. (Ph:Bad)

Assemblées annuelles de la Bad 2025 : dix ans d’investissements pour raccorder plus de 25 millions de personnes à l’électricité

Le 05/04/25 à 06:51
modifié 05/04/25 à 06:56
« L’Afrique est tout simplement fatiguée d’être dans l’obscurité (...) Nous devons sortir l’Afrique de l’obscurité, un point c’est tout. » Par cet appel émouvant, mais ferme, lancé en septembre 2016 à New York, un an après son élection à la tête du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina érigeait en impératif moral et économique le fait de répondre aux besoins énergétiques des populations du continent.

Alors que 600 millions de personnes en Afrique n’ont toujours pas accès, aujourd’hui, à l’électricité et que près d’un milliard d’entre elles ne disposent pas de solutions de cuisson propre, le Groupe de la Banque s’est engagé à hauteur de 12,74 milliards de dollars (8,83 milliards d’Unités de compte) d’investissements entre 2016 et 2024 pour raccorder plus de 25 millions d’Africains à l’électricité et mettre ainsi un terme à leur cauchemar d’une vie dans l’obscurité, plombée par la contrainte de s’éclairer la nuit avec une lampe à huile ou un feu de paille.

Ces investissements énergétiques incarnent pleinement la vision des Assemblées annuelles 2025 du Groupe de la Banque africaine de développement, dont le thème « Tirer le meilleur parti du capital de l'Afrique pour favoriser son développement » appelle à une mobilisation intelligente des ressources endogènes du continent.

L'énergie constitue non seulement l'un des plus grands capitaux naturels de l'Afrique, mais aussi un véritable catalyseur pour briser le cercle vicieux de pauvreté.

Avec ses ressources solaires inégalées, son potentiel hydroélectrique immense, ses corridors éoliens et ses réserves géothermiques, l'Afrique possède un capital énergétique sous-utilisé dont la valorisation intelligente peut transformer les économies à faible productivité en moteurs de croissance inclusive et durable.

En libérant ce potentiel, le continent peut réduire sa dépendance aux financements extérieurs et mettre en œuvre des réformes de politiques publiques intelligentes et stratégiques.

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Le 05/04/25 à 06:51
modifié 05/04/25 à 06:56