Abengourou: Les populations sensibilisées à la création de forêts communautaires
Il s’agissait en effet d’engager ces populations à la création d’une aire protégée de faune et de flore, à l’instar des forêts classées créées dans le pays à l’initiative des autorités étatiques. Face aux représentants des populations des villages de Pokoukro, Bébou, N’Grakon, Pierrekro et Appoisso venus à la rencontre, Egnankou Mathieu, président de l’Ong, a expliqué la nécessité de la préservation des forêts et de l’ensemble des espèces qui y vivent.
Dans son argumentation, il s’est appuyé sur des exemples au Ghana où des populations rurales ont œuvré à la création de forêts communautaires à quelques encablures de leurs localités. Une initiative qui, selon lui, constitue non seulement des sites touristiques en raison des espèces rares qui vivent dans ces forêts, mais également, est pourvoyeuse d’emplois.
Lors de la rencontre, certains représentants des villages présents qui ont séjourné récemment au Ghana pour visiter ces forêts communautaires, ont traduit l’importance et l’impact du projet.
Selon leurs témoignages, les villageois ghanéens, au-delà de la création de ces aires protégées, ont également trouvé des moyens de canalisation des éléphants qu’ils empêchent désormais de détruire leurs récoltes. Bien plus, ces forêts communautaires ont permis à ces populations rurales de s’adonner à la production de l’huile de palme, de champignons et de miel.
Des exemples de lutte contre la pauvreté qui, pour Egnankou Mathieu, peuvent aisément être reproduits en Côte d’Ivoire. En raison de la pertinence du projet, les représentants des populations locales se sont engagés à y adhérer.
Trois sites de production de pépinières d’essence d’arbres devant enrichir ces forêts à créer, ont été identifiés.
Zéphirin NANGO
Correspondant régional