Distribution d’eau potable aux standards internationaux : La Sodeci rassure
C’était en marge de la 1ère édition du Salon Pharmfrica Expo 2017 qui s’est déroulé du 12 au 14 octobre, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Le conférencier a, d’emblée, souligné que le premier but d’un service d’approvisionnement en eau est de servir de l’eau potable, définie par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) comme une eau que l’on peut boire sans risque.
C’est pourquoi, dit-il, la Sodeci s’est engagée à garantir, conformément aux standards internationaux et à un plan de gestion de la sécurité sanitaire, de l’eau potable aux populations vivant en Côte d’Ivoire.
« Dans le contrat qui lie la Sodeci à l’Etat de Côte d’Ivoire, l’eau distribuée doit répondre aux critères de potabilité de l’Oms. C’est ce qui est appliqué en Côte d’Ivoire. Pour cela, nous mettons en place un plan de surveillance qui est déroulé sur l’ensemble du territoire chaque année. Nous faisons environ 175 000 analyses par an pour 150 paramètres. Les analyses sont faites en tenant compte du volume d’eau que nous produisons, et de la population qui est desservie. Dans chaque direction régionale, nous avons des collaborateurs qui sont chargés de s’assurer de la qualité d’eau qui est distribuée», a-t-il expliqué.
Et de rassurer « Nous effectuons un autocontrôle continu de la qualité de l’eau en sortie des usines de production, sur le réseau de distribution jusqu’au robinet du consommateur. Toutes les dispositions sont prises pour que l’eau qui arrive chez l’abonné soit de bonne qualité ».
Poursuivant, le directeur de la qualité de l’Eau a également précisé qu’en Côte d’Ivoire, il existe deux types de ressources d’eau à savoir celle souterraine (issue des profondeurs de la couche terrestre) et celle de surface (fleuve, lac, rivière, barrage et étang) qui subissent des traitements idoines en fonction de leur spécificité. Le conférencier a, par ailleurs, indiqué que plusieurs facteurs peuvent contribuer à la pollution de l’eau.
Il s’agit, entre autres, des saisons pluvieuses, des déchets toxiques, l’orpaillage, l’agriculture intensive, etc. D’où la mise en place d’un contrôle systématique de l’eau desservie.
La Sodeci, faut-il le souligner, compte 13 directions régionales, 475 points de captage d’eau brute et 368 stations d’eau potable dont 90 à traitement complet. Abidjan est alimentée par 130 forages faisant l’objet d’un traitement de désinfection.
EMELINE PEHE AMANGOUA
Aw Sadat, le directeur de la qualité Eau (Sodeci)